par Justine Toqué
Qui aurait un jour pensé que ville et plage pouvaient cohabiter ? Découvrir la ville sous un nouvel angle, aménager un espace public pour donner un air de vacances à un environnement citadin, tel est l’objectif que se sont donné petites et grandes villes françaises depuis quelques années. Alors, plages urbaines, enfer ou paradis éphémère?
Cet été, si, près d’un Français sur deux n’a pas les moyens de s’offrir des vacances, ils peuvent se laisser tenter par les plages urbaines d’une trentaine de villes françaises, principalement situées en région parisienne. Des manifestations placées sous le signe d’un « été solidaire, dans un contexte économique difficile » comme l’a expliqué le maire de la capitale ou comme cette vidéo sur la ville de Puteaux.
Les bords des fleuves se recouvrent de sable blanc et même certains centres-villes s’y mettent, comme la ville de Saint-Quentin en Picardie qui propose une baignade rafraîchissante sur la place de l’hôtel de ville.
Bien qu’il ne manque que le bruit des vagues et les coquillages, cela n’est-il pas trop beau pour être vrai ? Quel est l’envers du décor de ce principe très « 21e siècle » ? Cap sur le dessous des plages urbaines, où la réalité rattrape vite l’illusion de paradis.
D’abord,
habiller les pavés de sa ville de sable blanc coûte cher en aménagement et en entretien. Cette année, la mairie de Paris a
déboursé 2,5 millions d’euros pour monter Paris-Plage. Pourtant, elles peuvent souvent compter sur les partenaires privés, qui profitent sur ce rendez-vous annuel pour « faire leur
pub » en affichant leur marque dans les différentes animations sportives et culturelles proposées. C’est un donnant-donnant entre les collectivités, qui utilisent ces partenariats pour
financer leur projet, et les entreprises, qui s’assurent de la visibilité lors de ces événements. Pourtant, les sponsors n’investissent pas dans toutes les villes, et certaines en manquent et
vont piocher dans les impôts, ce qui ne ravit pas toujours les habitants…
À manifestation politique, enjeux et polémiques politiques. Dans certaines villes, les critiques
vont
bon train contre la mairie.De nombreux internautes se déchaînent contre Paris-Plage notamment, en condamnant une mauvaise gestion des fonds publics, un « gaspillage » de l’argent des contribuables qui pourraient servir d’autres initiatives plus urgentes dans cette période de crise. Se pose aussi le problème de la gratuité des plages. À ce sujet, un débat houleux a secoué la ville de Puteaux (92), les socialistes accusant la majorité municipale de réserver le site exclusivement aux putéoliens, ce qui rendait l’accès trop cher pour les autres. Cette année, la ville a choisi de faire payer tout le monde, même si l’entrée reste plus abordable pour les résidents.
Le
De nombreuses questions ont été abordées : la réalité des marchés de communication sur les plans
juridique et statistique (ce qui se résume, dans ce cas, à une absence criante de données), la spécificité des marchés de communication, la place des services communication au sein des
collectivités, etc. Mais ce sont les questions d’ordre éthique qui ont généré le plus de débats (et de tensions), les attentes des agences vis-à-vis des collectivités, et vice-versa, étant
fortes.
Certaines pratiques ne dépendent que de l’honnêteté des collectivités et des agences. Côté
collectivités, il y a les marchés dont le gagnant est connu à l’avance et les consultations abandonnées en cours de route, qui monopolisent inutilement le temps et l’énergie des prestataires.
Parce que les objectifs et les enjeux d’une commande ne sont pas toujours lisibles (ni conscients)
dans le cahier des charges, échanger est une nécessité. Echanger entre commanditaires et prestataires, mais aussi entre service communication et service des marchés. Des tentatives dans ce sens
se font déjà jour, mais leurs initiateurs ignorent parfois qu’elles sont interdites ou à la limite de la légalité. La présence de Maître Guillou a permis de lever le voile sur la
question.
Cette manifestation, organisée en partenariat avec La
Devant la
Pour mieux préparer le débat, mais aussi l'enrichir de témoignages tant dans le cadre du
Crée par l’association Villes Internet, le label du même nom récompense depuis maintenant plus de 10 ans les communes les
plus dynamiques en matière de nouvelles technologies. En participant à ce concours, celles-ci ont alors la possibilité de faire connaître les actions qu’elles ont mises en œuvre pour
démocratiser Internet et développer des services en ligne à usage citoyen.

"Pourquoi pas une petite mousse pour se rafraîchir les idées ?



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