Lundi 17 septembre 2007
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Mercredi 12 septembre 2007
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par Stéphane Favereaux
Objet de raison et de déraisons, point névralgique de nombreux débats passionnés, la communication politique évolue toujours plus vite. Qui plus est, après le grand show électoral, qui s'est joué sous les yeux stratégiques des
conseillers en images et autres blogueurs politiques de tout poil...
Cet art de séduction et de convictions que l’on a trop
fréquemment assimilé à de la propagande ou à de basses œuvres manipulatrices, a été laborieusement importé des Etats-Unis. Ce n’est pas sans peine que la nouvelle génération politique l’a
adopté… et superbement utilisé. Mais les évolutions quand elles sont trop rapides, laissent quelques acteurs de la vie politique "pré quaternaire", "pré-communicationnelle", sur le pavé, et dessous, nulle plage,
l’oubli.
La communication politique - ou plutôt la communication en politique -
est aujourd’hui banalisée presque à outrance. Dans toutes les démocraties, les vraies, représentatives voire participatives, la communication politique s’ouvre et refonde le jeu politique avec,
parfois, de nombreux dégâts réversibles ou non parmi les ténors. Nonobstant, on communique aussi en politique au-delà des frontières de la démocratie avec toujours plus ou moins
d’à-propos.
L’ouvrage richement documenté de Philippe Riutort, publié aux éditions de la Découverte, remet en synergie, en
adéquation, en enjeux, l’anthropologie, l’ontologie et l’histoire de la communication politique. Ce phénomène n’est pas des plus récents. Dès qu’il y a acte politique, les enjeux de la
communication montrent les chemins à suivre. Le monde anglo-saxon reste le père putatif de cette communication politique, scénique - cynique ?
L'auteur s’arrête tout autant dans son étude sur le développement et l’autonomisation des professionnels de la communication
politique, de leurs liaisons (dangereuses ou nécessaires ?) avec les IPSOS, BVA, et autres instituts de sondages et d’opinion plus ou moins proches des pouvoirs. Il s’interroge sur les jeux
d’influence qui résident dans ces liaisons réconfortantes pour les politiques mais qui parfois, ne sont pas anodines pour les citoyens. Philippe
Riutort dresse enfin un état des lieux des évolutions de la sphère politique où la communication est
devenue essentielle, où l’image est omnipotente, omniprésente et décisive.
Les refondations seront aussi celles de l'espace public
et de la sphère locale d'influence
Ces enjeux de la communication politique sont analysés par Philippe
Riutort du territoire local à l’échelle européenne. Il revient également avec brio sur la théâtralité du
jeu de pouvoir, sur les mutations inévitables du jeu politique qui refonde le rapport politique / pouvoir mais aussi le rapport politiques / citoyens et citoyens / pouvoir. Les refondations,
les redéfinitions seront aussi celle de l’espace public, de la sphère locale d’influence politique et décisionnelle, de la perception citoyenne du jeu politique.
Point d’évolution, ce livre offre une fine analyse de la sphère politique, des enjeux, des querelles d’image, du pouvoir, des volontés de progresser par la compétence ou le paraître, de
l'importance accordée par les politiques aux services de communication et de la prise de pouvoir de conseillers en communication toujours plus professionnels pour renforcer les équipes en place
ou à venir. A découvrir avec lucidité...
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Mardi 3 juillet 2007
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Vendredi 29 juin 2007
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Art et territoires (4)
De nouveaux acteurs de la communication
font leur apparition dans les collectivités. Parmi les plus remarqués, la compagnie de théâtre A nous de jouer. Le ton est
juste, l’humour efficace. Portrait d’un genre… et preuve en images !
Rire des tabous et délier les tensions. Une promesse qui pourrait séduire plus d’un manager. Défi
relevé pour la compagnie A nous de
jouer, qui propose aux entreprises un outil original au service des équipes. Cyril Augier, directeur de la troupe, insiste sur les vertus participatives de la représentation théâtrale
"Le théâtre permet la mise en scène de tous les points de vue. Il donne voix à ceux qui ne l’ont pas". Un regard pluriel qui contribue à faire de l’entreprise un lieu de vie
collectif.
Cette nouvelle
forme de communication décalée est généralement très bien accueillie au sein des organisations et créée la surprise. Pour les publics internes, c’est l’occasion de rire des petits tracas
quotidiens ; de plus elle constitue un bénéfice d’image pour la direction. En acceptant la caricature, elle se montre ouverte et réceptive à la critique.
L'humour au service de la
communication
Élément fédérateur par excellence le recours à l’humour est l’atout le plus efficace de la compagnie. Sous la forme de caricatures, les dysfonctionnements et
les stéréotypes comportementaux sont mis à jour. "L’humour permet de traiter concrètement une problématique. C’est un véritable élément d’impulsion." Bienveillance et
convivialité sont autant de mots d’ordre qui garantissent le succès de l’opération.
Notre "coup de coeur" absolu : cette petite vidéo vous apprendra tout de l'élaboration
d'une campagne citoyenne sur les déjections canines ! Un vrai régal pour tous les communicants territoriaux et, au Cap'Com 2006, une standing ovation.
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