Un site reprend ces signes avec une déclaration certes
solennelle mais non moins étrange :
Nous, internautes, français, étrangers, habitants de toutes les régions, déclarons demander la double nationalité WWW et
souhaiter rejoindre ce nouveau pays, numérique, “open source”, décalé, connecté, réseau sécessionniste du wwwifi libre ! (...)
Et maintenant cette vidéo donc.
Certains ont associé ce sigle à Wordpress, d'autres à Volkswagen ou encore un sigle de ralliement contre
la loi Hadopi...
Sans savoir, beaucoup ont repris ce logo pour leur photo de profil, avatar ou autres distinctions aussi bien sur Facebook
que Twitter et autres gravatars...
Peu importe, le jeu est amusant.
Un nouwwweau pays pour une nouwwwelle wwwie...
Qui n'en rêverait pas ?
Nous mêmes avons joué le jeu.
Le plaisir est immense, un territoire inexploré, plein de promesse...
Alors, nous aussi on y wwwa !
Faire sécession.
Si le terme peut paraître fort, il est non moins intéressant et très accrocheur.
Ce n'est pas anodin. Mais Ô combien tentant...
Un pays libre...
C'est une invitation à un pays merveilleux tel que chacun a le droit de se l'imaginer.
Un autre lien peut être apporté à ce sigle dans une dimension beaucoup plus territoriale. N'oublions pas pour autant
l'actualité que nous offre le plan Balladur et sa recomposition des territoires. Ici, c'est un nouveau pays numérique que l'on nous propose, hors frontières mais auquel un attachement
s'opère. Une revendication assumée. "Ce pays est le mien". Ouvert aux citoyens du monde...
Une sortie à la VGE, l'hymne national, la liberté, la sécession... Trop ou pas assez de pistes pour se positionner sur un seul axe. Alors chacun choisit celui qui lui
convient.
Où ? Quand ? Quoi ? Comment ?
Pour l'instant rien de précis, rien d'infirmé ou de confirmé.
Une révélation a priori dans une quinzaine de jours.
Et vous ?
Avez-vous fait sécession ?
En savez-vous un peu plus ?
Les habitants de Rennes ont la possibilité, depuis le 24 juillet 2008, de recevoir des informations sur leur ville grâce à la fonction Bluetooth de leur téléphone portable. Pour cela, ils n'ont
qu'à accepter l'envoi qui leur est notifié par SMS lorsqu'ils passent près de l'une des sept bornes présentes dans la ville.
Le service BlueRennes envoi gratuitement des contenus comportant
différents supports (audio, video, texte) et fournissent des informations géotextualisées et spécifiques aux différentes institutions de la ville : l'agenda culturel et les actualités
locales par la Mairie de Rennes, l'agenda culturel de Rennes Métropoles ou encore des podcasts scientifiques par France Bleu.
Après six mois d'expérimentation, parmi les 177 000 Rennais équipés de téléphone bluetooth qui se sont connectés, seuls 2,7 % d'entre eux ont autorisé
le téléchargement des données (soit 4500 personnes). Xavier Crouan, directeur de la communication de la ville
de Rennes, indique néanmoins que ce résultat est bien meilleur que celui obtenu par des initiatives similaires à Paris ou à Nantes.
de bien meilleurs résultats que ceux observés dans d'autres villes
Seuls 39 % de refus ont été relevés, le reste étant constitué d'échec de connexions (ou alors de refus de répondre ?). Pourtant, une étude réalisée sur un échantillon de 120
personnes, indique que les usagers ont trouvé l'information diffusée intéressante (pour 64 % d'entre eux) et leur lecture aisé (pour 93 % d'entre eux).
L'équipe municipale continue l'aventureBlueRennes en renforçant son dispositif : mise en place de cinq nouvelles bornes et diffusion d'un journal vidéo réalisé par l'AFP.
Il s'agit, pour la Mairie, d'une façon nouvelle d'informer la population "jeune", d'avantage accoutumée à l'usage du Bluetooth. Cette technologie
permet donc d'améliorer la communication de la ville tout en lui donnant une image de modernité.
une façon nouvelle d'informer une population d'avantage accoutumée à l'usage du Bluetooth
Derrière cette vision idyllique
d'une information facile d'accès et gratuite, certains craignent que ne se cache, à terme, une perversion du système à des fins commerciales, ce dont se défend la Mairie. Il s'agit
pourtant d'un mode de diffusion peu coûteux et à l'égard duquel les annonceurs ont déjà manifesté un intérêt marqué.
S'il n'y rien à redire sur le fait de faciliter l'acquisition de l'information, la sollicitation permanente qui résulte de l'envoi de SMS pour accepter
ou non les informations peut constituer une gêne. Il est bien sûr possible de désactiver la fonction Bluetooth, mais, dans ce cas, l'initiative représente alors plus une gêne qu'un avantage pour
ceux qui ne sont pas intéressés. Fort heureusement les zones d'efficacité des bornes sont indiquées car dans le cas contraire on serait arrivé à une situation où l'information aurait été une
contrainte plutôt qu'un atout…
Les 25, 26 et 27 novembre derniers se déroulait le Salon des Maires et des Collectivités Locales, à Paris Porte de Versailles. Plusieurs centaines d'exposants y étaient rassemblés pour proposer
leurs services aux élus à grands renforts de victuailles tandis qu'à deux pas ces mêmes élus affichaient leur mécontentement...
Au salon, les prestataires de services aux collectivités locales se présentaient sur de nombreux stands parmi lesquels les services à la
personne, actuel cheval de bataille du gouvernement dans le dossier de la création d'emploi, bénéficiaient d'une représentation enviable. Remarquable aussi était la grande affluence auprès du
stand Lidl, le plus grand du salon avec ses 180 m2, qui avait pris le parti d'intéresser les élus aux
arguments de la marque à grands renforts de denrées alimentaires…
D'autres enseignes de la grande consommation étaient également présentes pour faire valoir aux maires les avantages que leurs communes retireraient de
l'implantation sur leur territoire de distributeurs de produit bas prix en temps de crise.
Quelques clichés réalisés au Salon :
Dans le même temps, à 100 mètres de là, se déroulait le 91e congrès de l'Association des Maires de
France (AMF). À cette occasion, les élus locaux ont exprimé leur mécontentement à l'égard de la politique gouvernementale vis-à-vis des collectivités locales.
Ils reprochent en particulier aux élus nationaux de ne pas les avoir consultés pour des réformes comme celle du service minimum dans les écoles en cas de grève des enseignants. En effet, les
difficultés financières que les mairies connaissent actuellement rendent inapplicable cette réforme et les maires fustigent le manque de volonté de concertation préalable de l'Etat.
Plus encore c'est la fermeture de services publics, comme des bureau de poste ou des centres d'impôts qui inquiètent les petites communes. Certaines d'entre elles ont déjà été durement touchées
par la fermeture de plusieurs bases militaires après la publication du Livre Blanc de l'armée. Elles craignent que la politique actuelle n'entraîne une désertification des territoires
ruraux.
Pour les élus, c'est l'abandon des territoires ruraux par l'Etat
Pour ces élus, il y a là l'expression d'un abandon des territoires ruraux par l'Etat alors qu'ils ont de plus en plus de difficultés à assumer
les charges financières qui pèsent sur eux. Le discours de Jacques Pélissard, président de l'AMF, résumait bien
la position des élus locaux, il demandait en effet à ce que "l'Etat ne méprise pas les collectivités" et ne les prenne pas pour "des sous-traitants, voir de simples
exécutants".
Le président Nicolas Sarkozy est venu s'exprimer devant les élus pour les rasséréner... De son discours n'a été retenu que le paradoxe français du TGV et de Strasbourg...
Le 24 novembre dernier, les représentants de 203 villes étaient réunis dans le cadre de la 10e édition Villes Internet pour la remise du label en reconnaissance de leurs politiques de promotion de l'usage d'Internet.
Fait significatif : le nombre de villes ayant obtenu 4 arobases a diminué par rapport à l'année dernière, au profit de celles qui se sont vues
gratifier de 5 arobases. Par ailleurs, sur les 203 communes, 41 (soit 20%) se présentaient pour la première fois.
La répartition dans l'espace français des villes distinguées reste proche de celui des éditions
précédentes : l'Ile-de-France demeure la région la plus primée avec 40 Labels tandis que la Région Nord-Pas de Calais est tombée à 22 labels décernés pour 41 l'année précédente.
5 thèmes à l'honneur
Les villes rurales (moins de 3000 habitants), qui représentent 13 % des lauréats, ont des
attentes vis-à-vis d'Internet différentes de celles des grandes villes. Celles-ci, de par leur petite taille et de leur isolement, utilisent Internet comme outil de désenclavement et d'ouverture,
notamment pour mettre en valeur le patrimoine local dans une optique touristique.
L'usage des TIC en tant que facteur de démocratie locale tend à s'affirmer. Abandonnant progressivement l'idée selon laquelle Internet ne serait employé que comme outil de promotion
politique, les mairies développent la quantité et la qualité de l'information qu'elles mettent en ligne, même s'il reste encore beaucoup à faire.
L'usage des logiciels libres, dans le cadre de l'administration publique, semble s'affirmer puisque sur les 203 villes primées cette année, 98 ont mentionné en faire usage. Mieux
encore, plusieurs villes ont commencé à développer leurs propres logiciels et les mettent à disposition du public.
Bien évidemment le développement durable a fait l'objet d'une mention particulière pour les villes qui sensibilisent leurs populations aux enjeux écologiques, mais aussi qui agissent
concrètement, par exemple en recyclant les ordinateurs hors d'usage.
Pour ses 20 ans, le Forum Cap'Com s'installe à la Cité des Congrès de Nantes du 9 au 11 décembre 2008 avec pour préoccupation principale "demain, quelle communication publique
?" C'est un véritable brain storming réflexif et prospectif que nous propose Dominique Mégard
avec des contributions de haut niveau.
La remise des labels (@@@@@) et l'assemblée générale de l’association Villes
Internet, qui fête ses 10 ans, auront lieu lundi prochain, 24 novembre, dans les locaux prestigieux de
l'Espace Pierre Cardin (Paris, 8e) : il n'est pas trop tard pour assister à l'événement.
Comme nous l'avons déjà évoqué, la
traditionnelle assemblée générale de l'association et la remise des "fameux" labels seront, cette année, également l'occasion de célébrer une décennie de soutien aux collectivités locales dans
leur promotion de l’internet citoyen.Au programme : 25 villes parmi les 600 qui se sont vues décerner un label pendant les 10 ans d'existence de
l'association viendront présenter leurs initiatives pour améliorer par l’usage d’Internet la vie des citoyens. Ce, à travers 5 thématiques : vie quotidienne, vie citoyenne, vie économique, vie
éducative et vie sociale.
10 ans d'initiatives pour améliorer la vie des citoyens par l'usage du Net
Côté concours, pas moins de 203 villes sont en compétition, dont 41 collectivités locales qui se présentent pour la
première fois. Pour leur remettre ces Trophées : Eric Besson, Secrétaire d'État chargé de la Prospective, de l'Evaluation des
politiques publiques et du Développement de l'économie numérique auprès du Premier Ministre, Jacques
Pelissard, Président de l'Association des Maires de France et Philippe Braidy, Directeur du développement territorial et réseau à la Caisses des Dépôts.
Une table ronde, enfin, sera l'occasion pour les intervenants de faire le bilan des actions passées mais surtout de se concerter pour envisager l'avenir. Y seront présents quelques-uns des 180
partenaires (humains et structures) qui se sont associés avecVilles
Internetdurant les dix dernières années.
> Programme et inscription au 01 47 68 53 76. blog-territorial, partenaire deVilles Internet, sera sur place pour
couvrir l'événement et ses coulisses. En attendant, nous vous invitons à voir ou revoir notre entrevue avecFlorence Durand-Tornare, sa fondatrice et déléguée générale.
Après plus de 3 millions de pages vues, 500 000 visiteurs uniques, 1592 commentaires, 658 articles et 42 rédacteurs, blog-territorial tourne une page de son histoire et migre ! Hébergé depuis
toujours par OverBlog, il continuera désormais l'aventure sur la plateforme ExpertPublic.fr, premier média social du monde public. Cliquez ici pour la suite :
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