Jeudi 26 novembre 2009
4
26
/11
/Nov
/2009
17:42
Le 10ème Forum mondial de l’e-Démocratie a mis l’accent pendant 2 jours sur le thème de la politique à l’ère numérique et les perspectives d’évolution des TIC dans la vie démocratique pour les 10 prochaines années. A l’origine de ce
rendez-vous annuel, organisé par la Ville d’Issy-les-Moulineaux, l’objectif est de créer un lieu de rencontre de niveau international autour de
l’impact des technologies de l‘information et de la communication dans la société numérique.
La nouveauté de cette édition 2009, le U-chat, se résumait en une retransmission en direct des différents ateliers du
Forum de l’e-Démocratie sur le site web via le partenaire U Federation. Il se définit comme un espace interactif en temps réel. En
effet, les internautes pouvaient échanger par le biais d’un chat, et poser leurs questions au journaliste Jean de Chambure.
Au programme : l’innovation au cœur du développement numérique du territoire et l'identité numérique: "Ce qui va changer pour le citoyen et le consommateur", "En quoi le numérique
change t-il la politique?", ou encore "La vision et le rôle des acteurs publics dans la gestion des identités numériques". Conférences et tables rondes internationales étaient aussi au rendez-vous avec une trentaine
d'intervenants venus d'une dizaine de pays d'Europe, d'Amérique du Nord et d'Afrique échanger pour l’occasion sur ces sujets.
André Santini,
député-maire
d’Issy-les-Moulineaux, a distingué les quatre meilleures initiatives numériques et politiques ce de 10ème Forum mondial de
l’e-Démocratie à l’occasion d'un dîner à l'Assemblée nationale. Dans ce palmarès 2009, le Trophée du Forum a été décerné au site
EU PROFILER. Les responsables du projet Alexander Trechsel et Fabian Breuer défendaient l'idée que la mission de l’application EU Profiler était de permettre aux citoyens de s’orienter parmi une offre politique
européenne hétéroclite et complexe. Ainsi, l’internaute était amené à répondre à une série de questions sur son identité politique par le biais de ce site de « conseil de vote » pour
encourager sa participation aux élections européennes. Un algorithme évaluait alors la sensibilité probable de chaque internaute comparé aux formations politiques existantes. Lors de la
campagne des élections européennes de juin dernier, ce sont près de 2 ,5 millions d’internautes qui ont utilisé cet outil, peut-être par curiosité aussi, dans un paysage politique européen
comprenant quelques 300 partis.
Concernant la catégorie internationale, Phil Noble, président du portail américain PoliticsOnline, a remis le Trophée à Peter Greenberger, directeur de la
publicité politique de Google (USA) pour son rôle dans le développement des applications Google pour le compte de la campagne victorieuse de Barack Obama. Caitlin Morrissey, rédactrice en chef de PoliticsOnline
soutenait ce choix en insistant sur l’efficacité et la volonté de transparence politique
opérés par ces outils en ligne. Ainsi, le staff du candidat démocrate a repris l’ensemble de ces applications Google (Google Docs, Google Ads, Google Maps) en comptant sur 1800 vidéos gratuites
et disponibles sur YouTube pendant la campagne présidentielle de 2008.
Daniel Van Lerberghe, président de l’institut européen Politech, en partenariat avec la société IP Label a récompensé
le site web de l'Alliance progressiste des socialistes et démocrate au Parlement européen pour son interactivité. Le site
lauréat du Trophée Européen met en valeur toute la diversité
des outils web 2.0 en associant l’efficacité des réseaux sociaux, le multimédia et le podcast pour engager le citoyen dans le débat européen. Lors de la présentation des Trophées
avec le journaliste Jean de Chambure, Laurent Gou le
directeur d’IP Label, précisait quant à lui que ce prix visait également à vérifier la bonne accessibilité d’un site partout en Europe et même dans les coins les plus reculés ; mais aussi
à s’assurer que l’internaute puisse bénéficier de tout le contenu proposé par le site. Mission remplie donc avec cette initiative pédagogique de l’Alliance progressiste des socialistes et des
démocrates. Tony Robinson, chef de l’unité
Internet du site européen, en profitait pour annoncer par ailleurs à son auditoire que l’audience du site en question a doublé en l’espace d’une année seulement, et ceci grâce à Twitter.
Le Trophée Français a été remis par Franck Confino, directeur de la
publication de blog-territorial et directeur de l'agence adverbia, à Catherine Henri-Martin, vice-Présidente du Conseil Régional d’Auvergne, pour l’opération auwwwergne.com; la plateforme de blogs d’échanges et d’expression des auvergnats, adossée
à un réseau social.
Jean-Marc Lesaulnier,
directeur de la communication du Conseil Régional de l’Auvergne, a insisté sur le fait qu’à ce jour l’Auwwwergne est le 1er réseau social régional numérique. Dans la continuité de ce
média social, l’émission de web réalité l’Auwwwergne de la Tentation pariait sur l’attractivité du territoire auvergnat et la
dynamique numérique de la région.
Rendez-vous est donc pris pour le prochain Forum de l'e-Démocratie, pour de nouvelles aventures autour de la société
numérique.
Vendredi 13 novembre 2009
5
13
/11
/Nov
/2009
10:14
Par Christophe Baudouin
Le Parti Communiste lance AlternaTV.fr, une webTV collaborative et parfois corrosive
par ses points de vues sans concessions sur le monde qui nous entoure. C'est le moins que l'on puisse dire en regardant les différentes vidéos postées par ces amateurs éclairés, caméras au poing,
venant aussi bien du militantisme de gauche, que de la société civile. Extrait...
L'internaute est aussi bien confronté à la violence et à l'absurdité du conflit israëlo-palestinien, au printemps des poètes version
2009, qu'à la crise financière. Avec en prime dans cette dernière vidéo, un cours d'économie en direct
afin de mieux comprendre le schmilblick des subprimes qui nous a mené tout droit vers des surendettements monstres pour sauver le système bancaire et
financier. A rebours des WebTV traditionnellement dévouées à la bataille partisane, quand ce n'est pas pour
la promotion des stars montantes du microcosme politique, AlternaTV a fait le pari de l'information et du débat.
Cependant, ne soyons pas naïfs avec cette initiative numérique estampillée PCF.
Par
définition, un parti politique a vocation à conquérir de nouveaux électeurs, remporter des trophées politiques. Marie-George
Buffet ne s'y trompe pas lorsqu'elle délivre son message à la fin de la vidéo appelant à soutenir le PCF pour réinventer une société du "partage". Ce n'est donc pas neutre
que le parti prenne le train du multimédia, lui qui a si souvent souffert d'une image ringarde au regard
de la dégringolade en cascade de ses résultats aux différents scrutins des deux dernières décennies.
Plateforme d'hébergement indépendante, AlternaTV a pour objectif
de donner la parole aux sans-voix, mais aussi au mouvement social. Les militants politiques et les syndicats engagés dans des luttes "trop souvent escamotées par la sphère médiatique",
lorsqu'elles ne sont pas tout simplement aseptisées par la chasse aux faits divers, sont également de la partie. Documentaires, news, zapping media, performances artistiques, la richesse du contenu a le mérite de poser la question sociale sur le
devant de la scène.
Une WebTV pour faire entendre un autre son de
cloche
Armes de résistance, les caméras d'AlternaTV sont également des outils numériques pour rendre visible le monde social
dans toute sa complexité. Ainsi, les ateliers de la gauche, véritables tables rondes et cercles de réflexion, illustrent à leur manière le côté participatif sur les problématiques les plus brûlantes du moment. A en
croire le communiqué sur le site web, "ce chantier
constitue la 1ère étape d'un vaste projet de mise en place d'outils coopératifs que le PCF entend initier sur Internet". En résumé, ces vidéos web 2.0 sont autant de pierres ajoutées à
l'édifice pour la construction d'une véritable alternative à gauche. De bon augure à quelques mois des élections régionales...
Vendredi 6 novembre 2009
5
06
/11
/Nov
/2009
15:38
par Magali Grange
« Réseaux sociaux : tendance de fond ou simple mode ? Révolution ou continuité d’usages ? » C’est sous ce titre alléchant que s’est déroulée la dernière conférence
organisée par l’Association des Anciens du Celsa, le 22 octobre 2009, à la Maison de l’Isère.
Les attentes
des participants étaient relativement simples : comprendre les réseaux sociaux, cerner leur intérêt et savoir comment en faire un usage pertinent, en communication comme dans les RH. Même
lorsqu’on est inscrit sur les réseaux sociaux, l’objet en question reste souvent mystérieux. Or, comme l’a expliqué Christophe Vattier, cofondateur de l’Agence 9, « un des principaux freins à l’utilisation des réseaux sociaux, c’est la méconnaissance ». Mais définir les réseaux sociaux n’était pas l’objet de cette
conférence et le sujet n’a pas été développé. Dommage !
Tout ce qui n'est pas sur les
réseaux sociaux n'existera plus
Ce sont deux approches des réseaux sociaux très différentes, mais complémentaires, qui ont été exposées. Jerôme Bondu,
créateur d’Inter-Ligere, a choisi de les aborder via la question plus générale du web 2.0, en commençant par réaliser un parallèle avec
le mariage à la sauce Guitry : « Le mariage, c'est résoudre à deux les problèmes que l'on n'aurait pas eu tout seul ». En clair, il note quatre grandes caractéristiques
d’Internet actuellement :
-
l’omniprésence et l’omnipotence de Google ;
-
le passage d’une logique de stock à une logique de flux ;
-
Internet est devenu un espace participatif où c’est un « jeu d’enfant » de s’exprimer ;
-
les réseaux sociaux sont un outil complètement désinhibant (on ose entrer en contact avec les
autres).
Ainsi, tout est conçu pour le partage, ce qui n’est pas sans générer divers effets indésirables, propres au média
Internet : réception de messages importuns, problèmes liés à la représentativité des groupes créés, sentiment d’impunité, frustration de ne pas pouvoir être partout, nouvelle forme de
piraterie (vol d’identité, par exemple)... Partant de ce constat, pour Jérôme Bondu, tout ce qui n’est pas partagé n’existe pas et, de manière un peu provocante, « tout ce qui n’est pas sur
les réseaux sociaux n’existera plus » !
Le virtuel pèse sur le
réel
De manière plus nuancée, pour Christophe Vattier, en fonction du message à délivrer, du public ciblé et de l’objectif
poursuivi, certains réseaux sont plus appropriés que d’autres. D’où l’importance de les comprendre. Considérant le web 2.0 comme une véritable révolution, car les gens sont actifs, au point que
le virtuel pèse sur le réel, il estime que de vrais « bons coups » sont à faire pour les entreprises et collectivités.
Concrètement, que peut-on faire ? Un exemple donné par C. Vattier : une société informatique installée en banlieue parisienne a du mal à
recruter certains profils. Il lui a été proposé de créer un questionnaire sur Facebook pour effectuer un premier repérage. Les internautes ayant l’ensemble des bonnes réponses obtiennent un
entretien d’embauche et une bouteille de champagne s’ils se déplacent. Les résultats ne sont pas encore connus, mais nous ne manquerons pas d’en reparler.
La conclusion de cette conférence ? Les possibilités offertes par les réseaux sociaux sont gigantesques et encore largement inexplorées, pour des
coûts très attractifs. Même si les utiliser n’est pas toujours pertinent, se poser la question c’est s’ouvrir à de nouvelles perspectives et se donner une chance supplémentaire d’atteindre
ses objectifs.
Pour en savoir plus, découvrez les conseils pratiques, les interviews et les retours sur expériences de l'ouvrage participatif de Franck Confino, Blogs territoriaux, réseaux sociaux et nouveaux enjeux du web 2.0 pour les collectivités, publié aux Editions Territorial, dont nous aurons l'occasion de reparler
ultérieurement sur blog-territorial.
Mercredi 28 octobre 2009
3
28
/10
/Oct
/2009
11:30
par Jeanne Bonnemay
"L'année Twitter". C'est ainsi que le Monde interactif voyait récemment 2009
dans un dossier composé de quatre articles sur le réseau social qui monte. En effet, la folie Twitter n'épargne personne, des people aux hommes
politiques en passant par les collectivités territoriales qui petit à petit s'y installent et communiquent au plus proche de leurs administrés.
Il est vrai que Twitter n'en finit plus de faire parler et commenter les journalistes et bloggueurs. Véritable
propagateur de coup médiatique et de buzz en tout genre, Twitter est le réseau social sur lequel il faut être pour relayer ses idées, ses informations, ses projets. En baisse dans les sondages,
il n'en fallait pas plus pour pousser un Nicolas Sarkozy, prêt à expérimenter dans
la communication selon le JDD, à ouvrir un compte Twitter. Seulement, ce n'est pas Nicolas Sarkozy qui ouvre un compte Twitter mais plutôt son "employeur", tel qu'il est désigné sur
la page Facebook du président : l'Elysée. Ouvert à l'occasion de la conférence sur les changements climatiques - qui se
déroulera à Copenhague du 7 au 18 décembre 2009 - ce compte est destiné à faire part aux "twitteriens" de la démarche du président et de l'avancée du sommet, ce qui n'est pas sans poser
problème.
Il ne s'agit pas ici de
s'étendre sur l'opportunité d'utiliser Twitter dans la communication politique, de nombreux hommes politiques utilisent déjà ce média avec plus ou moins de succès. Il s'agit plutôt de
s'interroger sur la différenciation entre la communication de Nicolas Sarkozy et la communication de l'Elysée et à travers elle,
celle de la France. Ce problème est loin d'être nouveau. Toute campagne de communication publique marche sur les frontières parfois floues entre public et politique : un élu au sein de
l'exécutif d'une institution publique quelle qu'elle soit tâchera toujours de lier la communication de son institution à sa propre promotion.
Il n'en reste pas moins que l'ouverture de ce compte spécialement dédié, du moins pour le moment au sommet de
Copenhague, est contestable. Ce ne sont pas seulement les décisions prises, les accords signés qui seront relatés mais également la démarche du président, son ressenti : qu'a à voir l'Elysée
avec cela ? N'aurait-il pas été plus opportun d'ouvrir un compte Twitter au nom de Nicolas Sarkozy, comme cela a déjà été fait sur sa page Facebook?
Le président ne twittera
pas...
Certes, nous dit Franck Louvrier directeur de la communication de l'Elysée, le président ne twittera pas lui-même. Mais sommes-nous assez naïfs pour imaginer que Nicolas Sarkozy alimente sa page
Facebook ou rédige tous ses discours lui-même ? La question n'est pas de savoir par qui le contenu sera rédigé, mais qui il concernera. En d'autres termes, aurons-nous affaire à une
communication centrée sur la personne de Nicolas Sarkozy ou à une communication la plus objective possible, sans viser une neutralité inatteignable mais avec pour objectif d'informer les
citoyens sur le sommet ?
Nous pourrons peut-être le déterminer en décembre lors de l'ouverture de ce compte Twitter qui n'aura sûrement pas
besoin de combines pour intéresser de nombreux followers... En attendant, si vous souhaitez suivre l'actualité d'un Sarkozy sur Twitter, reportez-vous sur Jean.
3 questions à Jean-François Legat, directeur de cabinet et de
la communication de la ville de Rive de Gier, récemment inscrite sur twitter.
Alors Twitter, utile ou gadget ?
Utile bien sûr.Comme tout ce qui va devenir bientôt incontournable.
Qu'est-ce qui vous a décidé à inscrire la Ville de Rive de Gier sur Twitter ?
Car c'est un nouvel outil de communication et d'information. Le but est la réactivité dans un premier temps. Cela permet
également de toucher un public différent, qui ne vient pas forcement sur un site Institutionnel classique d'une collectivité.
L'interaction également avec son "public" est importante. On en a fini avec les sites purement informatif. Il faut donner
la parole au citoyen, lui permettre de réagir, de s'exprimer.
Le fait de tester aujourd'hui la potentialité du produit permettra demain lorsqu'il sera répandu d'être prêt et de
l'utiliser de façon optimale.
Le côté en avance sur son temps que donne aujourd'hui l'emploi de ces outils donne une image également moderne qui n'est
pas forcement pour déplaire à l'équipe municipale.
On trouve encore peu de collectivités ou territoriaux sur Twitter, à votre avis pourquoi ?
Peut être (sûrement, sic...) la peur de la nouveauté, de l'inconnu.
Le fait aussi que l'on se "frotte" de façon direct au citoyen, à l'habitant, à l'utilisateur. En lui donnant la
possibilité de s'exprimer on se met en danger. On s'expose aux avis, parfois négatif. Mais c'est cela qui est interessant.. pour progresser.
De ce fait le processus de décision pour mettre en place ce genre d'outils peut être long en interne. Cela freine peut
être les bonnes volontés de certains.
Mise à jour du 29/10
Loic Hay d'ARTESI nous présente la liste en devenir des
comptes Twitter de collectivités locales :
Mardi 20 octobre 2009
2
20
/10
/Oct
/2009
17:00
La ville d'Issy-les-Moulineaux propose aux enfants de 7 à 14 ans de
s'initier et de tester leurs connaissances sur les finances locales à l'aide d'un "serious game"-littéralement un "jeu sérieux".
Véritable outil ludique, un serious game est un jeu dédié à l'apprentissage, la formation, l'entraînement ou encore la
communication. Animations en flash, personnages, décor de la ville en mouvement, avec ce serious game les jeunes isséens peuvent ainsi apprendre en s'amusant et résoudre la question : à
quoi servent les impôts ? Le lancement par une collectivité locale d'une initiative de cette envergure est une première. Encouragé dans son développement par le secrétariat à l'économie
numérique, le serious gaming est considéré comme un secteur clé de la relance. Dans ce sens, de nombreux projets ont été retenus par le secrétariat auxquels 20 millions d'euros d'aide ont été
attribués.
Elsa et Jules s'interrogent sur les finances
locales !
Avec ce mini serious game, les méandres
de la fiscalité locale sont expliqués de manière ludique et intéractive. Le jeu, sur issy.com, est accessible à tous.
L'internaute commence par choisir son pesonnage, Elsa ou Jules. A l'aide des flèches sur son clavier, il se déplace dans la ville et retrouve les équipements publics mobilisés : mairie,
école, ludothèque... Devant chaque bâtiment, une ou deux questions sont posées. La bonne réponse
apparaît immédiatement après son choix, accompagnée du score et des explcations.
Un outil éducatif pour comprendre le
fonctionnement de sa ville
La ville d'Issy-les-Moulineaux publie depuis plusieurs
années son rapport financier annuel sur sont site, issy.com. En proposant un serious game sur les finances locales aux enfants, la commune renforce sa volonté de fédérer l'ensemble de ses acteurs sur ces questions
citoyennes. Doté de trois niveaux de difficultés à franchir, ce serious game municipal interroge sur des questions aussi variées que les subventions attribuées aux associations,
le fonctionnement d'une ludothèque ou d'un conseil municipal. La réalisation de ce serious game municipal a été confiée à l'agence
adverbia.
Jeudi 23 juillet 2009
4
23
/07
/Juil
/2009
16:40
par Carole Massias
Aujourd’hui, les villes françaises, inscrites dans un processus de métropolisation développent des dispositifs de
communication de plus en plus sophistiqués pour affirmer une identité culturelle en mutation accélérée.
La métropole Marseille-Provence, élue capitale européenne de la culture
pour 2013, est un parfait exemple de l’utilisation active d’un dispositif innovant au profit d’un territoire en construction : la web TV.
Une
importante mobilisation des web TV marseillaises au service des objectifs de Marseille-Provence 2013
Qu’elles soient associatives ou individuelles, officielles ou non officielles, il existe sur la toile une multitude de web TV valorisant Marseille et sa culture. Et pourtant, cette mise en
lumière n’est pas une mince affaire étant donné les forts manques que cette ville devrait combler d’ici 2013 (cf. dossier de candidature, p.201): rejet en masse par les marseillais du projet de constitution européenne, ce qui leur confère une image de « mauvais
européens » ; activité culturelle faible ; chômage et délinquance élevés ; vétusté urbaine ; faible maillage des transports en commun.
Toutefois, les atouts et le potentiel culturel de Marseille sont nombreux (cité cosmopolite, cadre et climat exceptionnels, cultures marseillaise et méditerranéenne
fortement ancrées etc.). Le soutien de l’Union européenne depuis 1995 a de plus permis le développement de nombreuses actions sociales,
une requalification urbaine, une baisse du chômage et de la délinquance, un renforcement du lien social…
Le projet Marseille-Provence 2013 est une excellente opportunité pour permettre à ce territoire de mettre à profit ces grandes actions entreprises depuis bientôt 15
ans. Les exigences du projet étant de créer un rayonnement européen et international de la métropole, d’enclencher des effets durables (préparation de l’après 2013), d’en faire un projet citoyen
(implication de l’habitant) et d’œuvrer pour le renouveau du territoire, il est intéressant de constater l’importante mobilisation des web TV se mettant au service de ces objectifs.
L’association
« Marseille-Provence 2013 » fondée en 2007, par la ville de Marseille et par Marseille-Provence Métropole et en charge de la mise en œuvre et de la promotion du projet est dirigée par Bernard Latarjet, ancien conseiller de Jack Lang. Son conseil d’administration est composé de
différentes institutions : ministère de la culture et de la communication, collectivités territoriales, établissements publics, monde économique, et universités.
Communiquer ensemble !
Pour l’équipe communicante de
« Marseille Provence 2013 », l’important est de considérer la communication dans son sens premier qui est de « partager », de « participer à quelque chose ».
Communiquer est une manière d’être ensemble, de mettre en commun des idées et des personnes.
La communication de Marseille 2013 est
construite principalement sur une approche participative dans laquelle les actions de mobilisation sont particulièrement privilégiées
C’est pourquoi la communication de Marseille 2013 est construite principalement sur une approche participative, encouragée par la pratique et dans laquelle les
actions de mobilisation sont particulièrement privilégiées.
Donnant la priorité aux médias numériques (création en 2008 de 2.013 Médialab, un projet média culturel participatif dans le prolongement du blog 2.013.) l’équipe communicante du projet, encourage toutes sortes d’initiatives de professionnelles
et d’amateurs, pour la création de web TV au service de la capitale culturelle.
Pour ne citer que quelques exemples…
Mativi-Marseille, mise en œuvre par Jacques Hubinet, réalisateur, directeur des « Films du Soleil » et… fils du chef machiniste de Marcel Pagnol, reprend globalement les grands objectifs du projet européen. Il
donne avant tout la parole aux marseillais à travers des interviews de personnalités, de professionnels et d’habitants et leur permet d’exprimer leurs espoirs pour l’avenir de leur
ville.
La web TV associative TV2013 en partenariat avec le Réseau marseillais reprend les grandes orientations de Marseille 2013 sous un angle humoristique.
D’autres TV associatives sur la toile, sont quant à elles entièrement « éditorialisées » par les habitants des quartiers dans le respect des règles
en vigueur mais dans une liberté absolue d'expression.: Cinq et Six , 2 mars TV, Tabasco Vidéo,
O2zone TV … revendiquent une utilité sociale, culturelle, économique et démocratique.
La fierté qu’ont les habitants de la métropole d’appartenir à la culture Marseillaise se ressent sur la toile. Certains marseillais même participent au rayonnement
international de la capitale européenne de la culture, en valorisant l’image de la France toute entière. Emmanuel Josselin, étudiant à Sciences
Po Aix-En-Provence, a crée sa propre web TV, Manu-TV. A travers une série de reportages vidéo, ils invitent les français à
redécouvrir leur pays en découvrant le Québec.
Marseille-Provence 2013 représente 130 communes, 2.253.000 habitants, 10 millions de touristes par an, 400 millions d’euros pour la culture. Elle s’étend sur un
territoire géographique de 4600 km2 et son territoire numérique ne cesse de s’étendre grâce aux web TV qui fleurissent à vue d’œil sur la toile. La forte mobilisation des habitants dans la
promotion de leur territoire, à travers ce média semble être le signe que la communication participative et citoyenne est belle et bien enclenchée !
Marseille-Provence 2013 : Décryptage avec Bernard Latarjet
Vos réactions