Juridique

Lundi 25 juin 2007 1 25 /06 /Juin /2007 00:00
Comptes de campagnes : 
La commission des comptes de campagne a récemment rappellé l'interdiction formelle de faire apparaitre de la publicité pour des tiers sur un blog politique, en alertant les candidats sur les risques de l'utilisation des plateformes comme Le Monde ou Libération.

Les peines encourues vont jusqu'à l'invalidation d'une élection, sans parler des effets parfois désastreux d'une publicité non désirée...   


Comme l’a rappelé la commission des comptes de campagne lors de la matinée organisée par l’AMGVF sur Internet et communication en période préélectorale, l’utilisation d’un hébergement gratuit par un candidat est possible, à condition que ce site ne fasse pas apparaître de publicités pour des tiers. La CNCCFP vient de rappeler récemment cette interdiction en attirant l’attention des candidats sur l’utilisation des modules de création de blogs proposés par différents média (Libération, Le Monde…). Avoir un blog sur ce type de site "peut s’apparenter à un don de personnes morales de la part du média, ce qui est interdit" a en effet rappelé la commission.

Si nous avons jugé utile de relayer in extenso ce communiqué du blog TIC de l'AMGVF, c'est qu'au fil de nos lectures dans la blogsphère politique, force est de constater que l'appel est loin d'avoir été entendu par tous les candidats aux prochaines municipales !


Un blog gratuit peut s'apparenter à un don
  de personnes morales, ce qui est interdit

"Les blogs pénalisent les candidats" : ce constat du Nouvel Obs pour les législatives vaudra autant pour les municipales. Bon à savoir : sur certaines plateformes comme over-blog, la publicité n'apparait sur les blogs gratuits qu'après un certain temps inactivité du blogueur : celui-ci devra se connecter à l'interface d'administration au moins une fois tous les 15 jours, pour éviter que le processus s'enclenche. Le mieux sera sans doute de proscrire toutes les formules gratuites - certaines recelant de véritables pièges ! Le conseil du livre "Le blog territorial, nouvel enjeu de la communication locale" est tout aussi valable pour les blogs politiques que de collectivités : 


Blog-territorial, le livre

Malgré les offres alléchantes des plates-formes en ligne, n’affichez pas de bandeaux publicitaires : les revenus engendrés seront marginaux, alors que la "pollution" de votre blog sera bien réelle. En outre, même en passant par une régie web, il n’existe aucun contrôle sur le contenu publicitaire : des messages sans le moindre rapport avec le thème de votre blog pourraient "brouiller les pistes", voire lui nuire ou vous discréditer. Ainsi, pendant l’été 2006, les internautes ont pu voir, sur le blog politique d’un élu local… un bandeau représentant Franck Dubosc en maillot de bain pour la promotion du film Camping ! À ce sujet, l’équipe de Blogantipub lance un appel : "Aujourd’hui, des outils simples permettent de mettre de la pub sur n’importe quel site. Croyant pouvoir gagner de l’argent ainsi, de nombreux blogs installent ces encarts visuels polluants, gaspillant de la bande passante, faisant perdre du temps en téléchargement… À un tel point que, lorsque l’on va sur un site ou un blog sans pub, on finit par croire que c’est parce que son animateur ne sait pas l’installer. En mettant sur votre site ou blog le logo Site Sans Pub, vous signalez le fait que c’est par choix qu’il n’y a pas de pub sur votre site."

__________________________________

Les effets parfois désastreux

d'une publicité non désirée :

PubAmisSegolene.jpg

Sans commentaire.


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Jeudi 22 mars 2007 4 22 /03 /Mars /2007 00:00
Communication en période préélectorale :  par Philippe Duret

Voir le compte à rebours électoral des prochaines municipales Ce compte à rebours a pour mérite de rappeler à chacun que désormais nous sommes entrés dans une période, où tout n'est plus permis. Dans une vie antérieure, j'ai eu à défendre et à attaquer devant les juridictions administratives bon nombre de maires (des centaines en fait...) pour des questions liées à la communication de leur collectivité durant l'année qui précède l'élection. Mon constat est sans nuance…

Voir le podcast vidéo de Philippe Duret Si vous avez en face de vous quelqu'un qui maîtrise tous les rouages du droit électoral, qui a fait du contentieux non pas un "plan B" post électoral, mais un élément faisant partie intégrante de sa stratégie de conquête du pouvoir local, qui vous épie sans que vous vous en doutiez durant 12 mois, qui compile, prépare, anticipe... Bref si vous avez en face de vous un pro du droit électoral, alors vous avez peu de chance de vous en sortir car les lois du 15 janvier 1990 et 19 janvier 1995 recèlent des arcanes que seuls quelques spécialistes maîtrisent sur le bout des doigts...

Fondamentalement, le problème est le suivant : la loi impose à un individu (le sortant, et par voie de conséquence, tous ceux qui sont dans son sillage, élus, collaborateurs, fonctionnaires) de dissocier deux casquettes : celle qu'il exerce aujourd'hui (l'administration d'une collectivité) et celle qu'il aspire à exercer demain (son statut de candidat, qu'il soit déclaré, potentiel, ou en train de passer le flambeau). Sur une période longue (12 mois), le mélange des genres est quasi inévitable ! Heureusement, tous les adversaires politiques n'ont pas compris qu'en se préparant bien, le "troisième tour" permet de gagner dans les prétoires ce que les urnes leur ont refusé...

Celui qui prétend détenir la solution miracle
est au mieux un amateur, au pire un escroc


Il n'y a pas de recettes miracles pour éviter le contentieux - ou à défaut le gagner lorsqu'il intervient : inutile de chercher une liste à la Prévert des choses à faire et à ne pas faire. L'édito ? L'inauguration ? La com' interne ? Telle opération nouvelle ? Ne cherchez pas celui qui "dans l'absolu" vous donnera la solution miracle... Au mieux il s'agit d'un amateur, au pire d'un escroc.

Vous n'avez en fait que deux choix :
a) soit vous vous plongez à fond dans la loi, la jurisprudence, vous remontez aux fondamentaux, à "l'esprit de la loi" dont vous parvenez à vous imprégner, vous avez une culture juridique et suffisamment d'influence en interne pour mettre le veto quand il le faut ;
b) soit vous faites appel à une ressource externe qui, par sa compétence reconnue, son "extériorité" aux enjeux internes, aux luttes d'influences, pourra poser un regard lucide et éclairé sur ce que vous projetez de faire, avant que l'irréparable ne soit commis.


Se contenter de trois lignes issues
du code Dalloz est suicidaire


Si vous ne comptez que sur la jurisprudence pour guider votre action, vous irez dans le mur ! Dans cette matière, se contenter de 3 lignes issues du code Dalloz est suicidaire :
a) de quand date cette jurisprudence ? Le cadre juridique est nouveau et par conséquent la jurisprudence "tâtonne" sur certains sujets avant de se stabiliser)
b) de quelle juridiction émane cette jurisprudence ? Si c'est un TA, n'en tenez pas compte la plupart du temps ; si c'est le Conseil Constitutionnel et que le Conseil d'Etat n'a pas une jurisprudence conforme, méfiance, car sur une municipale c'est le Conseil d'Etat qui statue en dernière instance !

Les annulations d'élections en 2008 porteront
 sur ce que la communication territoriale
a de nouveau : internet


Enfin, et c'est le plus important : si vous ne connaissez que les "grandes lignes" de la loi, les principales choses à ne pas faire, c'est que vous vous êtes un peu documenté, que vous avez lu quelques "trucs" qui vous permettent de passer pour un spécialiste au niveau local. Alors n'oubliez jamais une chose : ceux qui ont fait jurisprudence vous ressemblaient ! Les inéligibilités et annulations d'élections en 2008 porteront peu sur ce qui est connu aujourd'hui. Elles se focaliseront sur ce que la communication territoriale a de nouveau par rapport aux échéances électorales précédentes : internet !

C'est dans ce domaine que l'écart entre l'état du droit positif et les pratiques réelles est le plus important. C'est donc dans ce domaine que les ajustements seront les plus douloureux. Quand je dis douloureux, il faut comprendre : "maire inéligible et dir'com viré et grillé pour bosser ailleurs..."

J'en viens donc à mon conseil : ajoutez un livre à votre liste des références, un ouvrage essentiel : La campagne électorale sur internet. Ceux qui auront lu ce message un peu rapidement se diront qu'il s'agit d'une pub déguisée. Mais ceux qui prendront la peine de regarder l'horaire du post se demanderont pourquoi un éditeur prend la peine (bénévolement) d'alerter à des heures si tardives... sur blog-territorial ! *

__________

* NDLR : Ce texte est tiré d’un commentaire nocturne de Philippe Duret, que nous avons jugé utile de publier sous forme d'article. C’est aussi cela l’interactivité des blogs dont on parlait ici. Quant au rajout, c'est fait !

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Mercredi 31 janvier 2007 3 31 /01 /Jan /2007 00:00
par Geneviève Truffy

Les propos plus ou moins amènes qui ont été tenus sur la "fortune" de Mme Ségolène Royal et des autres candidats à la présidentielle auront eu au moins un avantage, celui de nous rappeler les dispositions législatives et règlemen- taires qui concernent les élus locaux et leur situation patrimoniale...


Selon les journalistes, ces obligations ne seraient pas appliquées dans une grande majorité des cas, ce qui est regrettable compte tenu des sanctions éventuelles. Sans doute est il bon de rappeler que la loi n° 95.126 du 8 février 1995 a modifié celle du 11 mars 1988 relative à la transparence de la vie financière. Aux termes de ces dispositions : 

Le Président du conseil régional

Le Président du conseil général

Le Maire d'une commune de plus de 30.000 habitants

Le Président d'un groupe de communes de plus
de
30.000 habitants
... doivent adresser dans les deux mois qui suivent leur entrée en fonction une déclaration de situation patrimoniale à la commission de transparence financière de la vie politique.


Il en va de même,
s'ils sont titulaires d'une délégation de signature, pour les :

Conseillers régionaux

Conseillers généraux ou adjoints aux maires des communes de plus de 100.000 habitants.


Pendant l'exercice de leurs fonctions les personnes susvisées doivent avertir la commission de toutes modifications substantielles de leur patrimoine. De toutes façons, les élus doivent, deux mois avant l'expiration de leur mandat, adresser à la commission une nouvelle déclaration de leur situation patrimoniale.


Divulguer ces informations sans autorisation
constitue l'infraction d'atteinte à la vie privée


Il est évident que ces déclarations sont faites pour vérifier l'éventuelle origine frauduleuse d'un patrimoine et pour moraliser la vie publique. En effet si la commission relève des évolutions de patrimoine douteuses, elle transmet le dossier au Parquet, après que le déclarant ait fait valoir ses observations. Toutefois ces déclarations sont normalement secrètes, puisqu’elles ne peuvent être communiquées qu'a la requête expresse du déclarant ou à la requête des autorités judiciaires. En outre, le fait de publier ou de divulguer ces informations sans autorisation constitue l'infraction d'atteinte à la vie privée que l'article 226-1 du code pénal punit d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende.



En cas d'absence de déclaration de situation financière ou en cas de déclarations inexactes ou fausses, la commission de transparence financière de la vie politique saisit le juge de l’élection (cf. article L 118-3 du code électoral) – à savoir le tribunal administratif pour les élections cantonales et municipales et le Conseil d'Etat statuant en premier et dernier ressort pour les élections régionales. En telle occurrence, le juge de l'élection peut déclarer inéligible pendant un an le candidat.


Toutefois il peut ne pas prononcer l'inéligibilité du candidat dont la bonne foi est établie ou relever le candidat de cette inéligibilité. Si le candidat déclaré inéligible a été élu, son élection est annulée ou si l'élection n'a pas été contestée, il est déclaré démissionnaire d'office. Certes ce genre de contentieux ne semble pas très fréquent, alors pourquoi ne pas respecter la loi si l'on a la conscience tranquille ?

Voir aussi Télécharger le formulaire de déclaration


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Mercredi 17 janvier 2007 3 17 /01 /Jan /2007 00:00

par Geneviève Truffy


Petit commerce de rue Quel est l'élu local qui ne se soit pas révolté contre la fermeture des commerces de proximité, entrainant notamment une désertification des centres-ville au profit des "grandes surfaces" excentrées ? La loi n° 2005-882 du 2 août 2005 en faveur des petites et moyennes entreprises, en son article 58, devrait per-
mettre de résoudre ce problème.



L'article 58, qui modifie le chapitre IV du titre premier du livre II du Code de l'urbanisme, organise en effet un droit de préemption au profit des communes sur les fonds artisanaux, les fonds de commerce et les baux commerciaux.

Pour ce faire le conseil municipal doit, par une délibération motivée, délimiter un péri- mètre de sauvegarde du commerce et de l'artisanat où ce droit de préemption pourra s'exercer. En pareille occurrence le cédant concerné doit, à peine de nullité, faire une déclaration préalable de ses intentions à la commune, en précisant le prix et les conditions de la cession. La commune peut alors, si elle l'entend, exercer son droit de préemption mais son silence pendant deux mois vaut renonciation à cet exercice. Dans cette dernière hypothèse, le cédant peut réaliser la vente conformément aux conditions fixées dans sa déclaration.

Délimiter un périmètre de sauvegarde
du commerce et de l'artisanat


Dans la première hypothèse, la commune doit, impérativement dans un délai d'un an rétrocéder le fonds artisanal ou commercial ou le bail commercial pour préserver la diversité des activités dans le périmètre concerné. Un cahier des charges doit être établi et son non respect entraine la résiliation de l'acte de rétrocession. Bien évidement la rétrocession d'un bail commercial est subordonnée à l'accord du bailleur, et ce, à peine de nullité.

La gare d'Ivry-sur-Seine


Enfin l'article 58 dispose qu'un décret pris en Conseil d'Etat précisera les conditions d'application de ces mesures.
A notre connaissance, ce décret n'est pas encore paru. Ce qui n'a pas empêché certaines communes, de la région parisienne notamment,  comme la ville d'Ivry- sur-Seine, de déjà procéder à la délimitation d'un périmètre de sauvegarde du commerce et de l'artisanat de proximité.


On peut néanmoins espérer que ce décret interviendra prochainement, puisque le chef de l'Etat, lors des voeux présidentiels a émis le souhait que tous les décrets d'application relatifs aux lois votées depuis 2002 entrent en vigueur avant la fin de son mandat...


Voir aussi
Extrait de la charte 2015 sur le commerce de proximité à Ivry

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Mercredi 20 décembre 2006 3 20 /12 /Déc /2006 00:00

par Me Gabrielle Chapon

L’Ordonnance du 15/12/2005 relative à l’habitat insalubre et dangereux a modifié le régime de la police des im-
meubles menaçant ruine, qui relève en principe de la com-
pétence du Maire, lorsque des murs, bâtiments ou édifices quelconques n’of-
frent pas les garanties nécessaire au maintien de la sécurité publique. La dis-
tinction péril ordinaire et péril imminent est mainte-
nue, mais la mise en œuvre des pouvoirs de police est profondément modifiée.


1. Péril ordinaire

 

La procédure de droit commun est celle de péril ordinaire. Le Décret du 8 novembre 2006 prévoit la mise en place d’une procédure contradictoire antérieure à l’arrêté de péril, et sans intervention du juge.

Le Maire, lorsqu’il envisage de prendre un arrêté de péril, doit informer le propriétaire et les titulaires de droits réels immobiliers, et les inviter à présenter leurs éventuelles observations dans un délai qui ne peut être inférieur à un mois. Si l’immeuble concerné est en copropriété, l’information est faite au syndic, qui dispose de 21 jours pour la transmettre aux copropriétaires, et de deux mois pour présenter ses observations. Le Maire doit également informer préalablement, le cas échéant, l’Architecte des Bâtiments de France. 


Faute de réponse du propriétaire ou du syndic, de réponse dilatoire ou en l’absence de travaux et compte tenu de la persistance du péril, le Maire prend un arrêté de péril, en application de l’art L 511-2 du Code de la Construction et de l’Habitation (CCH).


Par cet arrêté, il ordonne les travaux de réparation, ou de démolition à faire dans un délai fixé. En cas d’immeuble d’habitation, l’arrêté peut prévoir une interdiction temporaire ou définitive d’habiter, sa date d’effet, en précisant la date à laquelle le propriétaire doit lui avoir précisé l’offre d’hébergement ou de relogement qu’il a faite à l’occupant (article L 511-2). Dans ce même cas l’arrêté reprend, en annexe, les articles L 521-1 et suivants du CCH relatifs aux droits des occupants. L'arrêté est notifié aux propriétaires, tels qu’ils figurent au fichier immobilier de la Conservation des Hypothèques, aux occupants et, en cas d'immeuble d'hébergement, à l'exploitant. A la demande du Maire et aux frais du propriétaire, l'arrêté est publié à la Conservation des Hypothèques, ou au livre foncier, dont dépend l'immeuble pour chaque local.


L’arrêté de péril doit être transmis au Préfet dans le cadre du Contrôle de Légalité (article L 2131-1 du Code Général des Collectivités Territoriales). En cas d’immeuble d’habitation, l’arrêté est transmis aux organismes payeurs des aides personnelles au logement ainsi qu'au gestionnaire du fonds de solidarité pour le logement du département.


S’ils n’ont pas exécuté les travaux prescrits, le Maire doit mettre les propriétaires en demeure d’effectuer les travaux en précisant qu’à défaut, il y sera procédé à leurs frais à l’issue d’un délai déterminé, qui ne peut être inférieur à un mois. En cas de silence et de non réalisation, le Maire est tenu de faire procéder aux travaux d’office, aux frais des propriétaires ; sa décision d’engager l’exécution d’office doit être motivée.



Le montant des frais est avancé par la Commune et recouvré comme en matière d'impôts directs.  Sur le rapport d'un homme de l'art, le Maire, par arrêté, constate la réalisation des travaux prescrits ainsi que leur date d'achèvement et prononce la mainlevée de l'arrêté de péril et, le cas échéant, de l'interdiction d'habiter et d'utiliser les lieux. Cet arrêté est notifié et transmis comme l’arrêté de péril. Il est publié à la Conservation des Hypothèques ou au livre foncier dont dépend l'immeuble pour chacun des locaux, à la diligence du propriétaire et à ses frais.


2. Péril imminent

 

En cas de péril imminent, le Maire, après avertissement adressé au propriétaire, demande au Président du Tribunal Administratif, qui statue en référé, la nomination d’un expert pour constater l’état des bâtiments mitoyens et proposer des mesures de nature à mettre fin à l’imminence du péril, s’il la constate.

Lire la suite (...)


Si le rapport de l’expert conclut à l’existence d’un péril grave et imminent, le Maire ordonne les mesures provisoires nécessaires pour garantir la sécurité, et si nécessaire peut, notamment, ordonner l'évacuation de l'immeuble. Dans le cas où les mesures provisoires n'auraient pas été exécutées dans le délai imparti par la sommation, le Maire fait exécuter d'office les mesures indispensables. Si le propriétaire n’a pas effectué des travaux mettant fin à tout péril, le Maire doit poursuivre la procédure en "péril ordinaire" pour qu'il soit mis fin durablement au danger (article L 511-3 du CCH).


Dans le cas où le propriétaire n’a pas exécuté de travaux mettant fin à tout péril, après réalisation des travaux prescrits par l'arrêté de péril imminent, il n'y a pas d'arrêté de mainlevée du péril, mais poursuite de la procédure de péril ordinaire. L'arrêté de péril imminent est notifié aux propriétaires, tels qu’ils figurent au fichier immobilier de la Conservation des Hypothèques, aux occupants et, en cas d'immeuble d'hébergement, à l'exploitant. Lorsque les travaux prescrits ne concernent que les parties communes d'un immeuble en copropriété, la notification aux copropriétaires peut être faite au seul syndicat de la copropriété. La notification peut se faire par affichage à la Mairie de la Commune où est situé l'immeuble et par affichage sur l'immeuble lui-même. En cas de doute sur l’identification (des occupants, par exemple) ou l’adresse des propriétaires, il est fortement conseillé de procéder à ces affichages.


L’arrêté de péril imminent doit être transmis au Préfet au titre du Contrôle de Légalité (article L 2131-1 du CGCT). En cas d’immeuble d’habitation, l’arrêté est transmis aux organismes payeurs des aides personnelles au logement ainsi qu'au gestionnaire du fonds de solidarité pour le logement du département (article R 511-4 du CCH). Lorsque, à défaut du propriétaire, le Maire a dû prescrire l'exécution des travaux, le montant des frais est avancé par la Commune et recouvré comme en matière d'impôts directs. Le contenu de la créance exigible par la commune du propriétaire est précisé à l’article R 511-5 du CCH ; la rémunération de l’expert désigné par le TA est incluse dans cette créance.


Merci pour cet article à Me Gabrielle CHAPON, avocate à la Cour,
42 cours Georges Clemenceau - 33000 BORDEAUX Pour en savoir plus...

Voir aussi
Site de lutte contre l'habitat indigne
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Lundi 23 octobre 2006 1 23 /10 /Oct /2006 00:00


La Commission nationale de l'informatique et des libertés
(CNIL) vient de rappeler l’interdiction formelle d’utiliser les fichiers administratifs ou internes, comme ceux de l’état civil, des redevances ou
 fiches de paie, pour faire de la prospection politique.


Concernant la protection des données personnelles, la CNIL tient à "aligner le régime protecteur que la loi prévoit en matière commerciale à la prospection politique". Techniquement, 4 règles de base en découlent.

 

1. Les listes électorales que les candidats et partis demandent aux municipalités et utilisent dans une optique de prospection politique ne doivent en aucun cas comporter d'adresses e-mail.

 

2. Des fichiers d’adresse e-mail peuvent en revanche être loués à des prestataires extérieurs. Toutefois, "les personnes [figurant sur ces listes] doivent avoir été averties de la possible utilisation de leurs données à des fins de prospection, et mises en mesure de [s'y] opposer". Une opération qui incombe auxdits prestataires et répond au principe dit de l'opt-in, institué en France par la loi de 2004 pour la confiance dans l'économie numérique (LEN).

En outre, les messages reçus devront préciser l'origine du fichier utilisé et le fait que  "le parti ne dispose pas de l'adresse utilisée, mais a eu recours à un prestataire extérieur". Bien évidemment, une option permettant aux internautes de ne plus recevoir d’e-mails émanant du candidat ou du parti en question doit être ajoutée aux messages. Sur ce dernier point, la CNIL précise être opposée à ce que le fichier des personnes ne souhaitant pas recevoir de messages soit directement géré par le parti politique : ces informations pourraient en effet "révéler directement ou indirectement, les opinions politiques des personnes qui y sont inscrites". La gestion du fichier des  "désabonnements" incombe donc elle aussi aux prestataires.

 

3. Le système de parrainage est autorisé. Toutefois, il convient de désigner le parrain dans le corps du message qui doit revêtir la forme d’une simple prise de contact. Et si l’internaute ne donne pas suite, son adresse e-mail doit être effacée du fichier.

 

4. Enfin, la CNIL demande aux candidats et partis de ne pas recourir aux automates d'appel, télécopieurs, et SMS… systèmes perçus comme beaucoup trop "intrusifs".

 

  Communication territoriale en période pré-électorale

 


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Web radio du développement durable, diffusée en streaming et podcasts, dirigée par Dominique Valck et lancée à l'occasion du Cap'Com 2007, Europa 21 s'adresse aux acteurs des territoires : entreprises, collectivités, citoyens… On y retrouve également le périple d'Echos DD, avec la chronique des voix du développement durable en Asie.

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Crée dès 1999 pour répondre aux besoins spécifiques et croissants de l'ensemble des acteurs du territoire, IDcommunes est une agence de communication dirigée par Christian de La Guéronnière. Elle concentre son savoir-faire et son expertise au service de l’action publique.

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mbao.net



Peur de la manipulation ou de l’incompréhension ? Que vous soyez responsables de cabinets d’élus ou des services de communication des collectivités territoriales, le mécano de la communication territoriale vous donnera quelques bons tuyaux pour organiser votre politique de communication.

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Meilleurs Voeux des Territoires







Concept original de l'agence Territoires Publics proposé sous la forme d’un concours, Meilleurs vœux des territoires s'est imposé en quelques années comme l'observatoire des cartes de vœux territoriales en récompensant les meilleures créations des collectivités locales.

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Ce portail de Cap'Com dédié aux professionnels de la communication publique et territoriale propose une actualité pertinente, des "humeurs", de nombreuses ressources documentaires (en accès payant, sauf pour "la ressource du mois") ainsi qu'un espace emploi.

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Journal professionnel de la classe politique au quotidien – et, chaque semaine, avec son célèbre « Bleu » – Profession Politique, dirigé par Pierre-Marie Vidal, propose également la plus importante base de données (en ligne et en édition papier) des collectivités territoriales et institutions publiques.

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Dirigée par Frédéric Duval, Territoires Publics est non seulement une agence de conseil en relations publiques pour les entreprises mais également une agence organisatrice d’événementiel avec Meilleurs Voeux des Territoires et Cultivez vos territoires.

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Maison d’éditions et de presse destinée aux collectivités territoriales dirigée par Philippe Duret, les éditions Territorial appartiennent au groupe du même nom, qui édite, entre autres, La Lettre du Cadre, les Fiches pratiques ou encore les classeurs du Dircom. A travers différentes collections (Dossiers d'experts, Essentiels sur, Trajectoires, ou encore E-book), toutes les problématiques des collectivités sont traitées.

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L'association Villes-Internet a été fondée par Florence Durand-Tornare en 1998. elle a pour objectif de "coordonner le développement et l'animation d'un réseau des acteurs de l'Internet citoyen, et tout particulièrement des collectivités territoriales". Avec 1102 collectivités membres, elle délivre chaque année un label permettant d'évaluer la qualité des sites Internet des collectivités et, plus globalement, de jauger la place accordée par la municipalité au numérique.



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