Lundi 6 juillet 2009

par Magali Grange


Le 29 juin 2009 s’est tenu le colloque Cap’ com «Marchés publics de communication : restaurer la confiance et la performance», avec pour ambition de dresser un panorama des interrogations et des difficultés rencontrées, mais aussi de tordre le cou aux fantasmes de la commande publique.

 


De nombreuses questions ont été abordées : la réalité des marchés de communication sur les plans juridique et statistique (ce qui se résume, dans ce cas, à une absence criante de données), la spécificité des marchés de communication, la place des services communication au sein des collectivités, etc. Mais ce sont les questions d’ordre éthique qui ont généré le plus de débats (et de tensions), les attentes des agences vis-à-vis des collectivités, et vice-versa, étant fortes.

Vers une plus grande transparence

Les marchés publics de communication donnent lieu à des pratiques courantes qui, sans être systématiques, sont anormales, voire illégales, mais l’envie de développer les bonnes pratiques est tout aussi réelle. Reste à trouver un consensus.

Certaines pratiques ne dépendent que de l’honnêteté des collectivités et des agences. Côté collectivités, il y a les marchés dont le gagnant est connu à l’avance et les consultations abandonnées en cours de route, qui monopolisent inutilement le temps et l’énergie des prestataires.
Le « saucissonnage » est aussi une tendance. Il s’agit d’une division délibérée, et totalement illicite, d’une commande en plusieurs autres pour être au-dessous du seuil des 20 000€ qui contraint à recourir à un marché public. Pour Benoît de Laurens (agence Lowe Strateus), l’objectif est d’aller le plus vite possible en subissant un minimum de contraintes, « raccourcissement du temps » qu’il identifie comme un tournant.


Il a pu être reproché aux agences de faire des propositions d'un niveau très faible, prenant les collectivités pour des "imbéciles".

Côté agences, notons une propension au dumping qui fausse la concurrence ou à l’inverse au gonflement des prix pour atteindre le plafond de l’enveloppe budgétaire dès lors qu’elle est indiquée (ce qui conduit les collectivités à hésiter à dévoiler cette information). Il a pu également leur être reproché de faire des propositions d’un niveau très faible, prenant les collectivités pour des « imbéciles ».


D’autres pratiques font davantage débat. Idéales sur le papier, elles se heurtent parfois durement à la réalité. Premier point d’achoppement, l’indemnisation des perdants qui reste rare, alors qu’un travail de plusieurs jours a été fourni, notamment pour proposer des réalisations graphiques, qui peuvent être de véritables maquettes. Comment fixer le montant d’un tel dédommagement ? Certaines collectivités, en particulier les plus petites, n’auraient pas les moyens de payer même la plus petite somme, à moins peut-être de la prévoir dans le budget initial de la commande. Une autre solution consisterait à faire des demandes mieux proportionnées, ne nécessitant pas d’exemple graphique. Mais comment juger ?

Nombreuses sont les décisions prises sur le mode "J'aime"/"J'aime pas" par les élus, faisant fi des recommandations de la commission d'appel d'offre.

Les critères de choix du vainqueur font eux aussi l’objet de mésententes. Nombreuses sont les décisions prises sur le mode « jaime »/« j’aime pas » par les élus, faisant fi des recommandations de la commission d’appel d’offre. Toutefois, l’élu dispose de la légitimité que lui confère son élection et doit être capable de soutenir son choix. L’idéal serait alors qu’il valide le cahier des charges, mais en a-t-il seulement le temps ? Il est de manière générale frustrant de ne pas connaître la cause de sa défaite. Les prestataires sont en droit de demander les comptes-rendus d’analyse des offres et de la commission d’appel d’offre, dans la mesure où cela n’entrave pas le droit à la propriété intellectuelle, mais il est encore difficile d’obtenir de tels documents.

Essayant de prendre le taureau par les cornes, Angers élabore à l’heure actuelle une charte des marchés publics créatifs, réunissant les acteurs concernés, pour partager les pratiques vertueuses à l’échelle de la région.

Un besoin d’échange strictement encadré par la loi

Parce que les objectifs et les enjeux d’une commande ne sont pas toujours lisibles (ni conscients) dans le cahier des charges, échanger est une nécessité. Echanger entre commanditaires et prestataires, mais aussi entre service communication et service des marchés. Des tentatives dans ce sens se font déjà jour, mais leurs initiateurs ignorent parfois qu’elles sont interdites ou à la limite de la légalité. La présence de Maître Guillou a permis de lever le voile sur la question.

Ce sont sans doute les marchés à procédure adaptée qui laissent aux acteurs la plus grande marge de manoeuvre.

Ce sont sans doute les marchés à procédure adaptée qui laissent aux acteurs la plus grande marge de manœuvre. Variations sur le thème : appel à candidature - sélection de candidats - transmission du cahier des charges ; dossier de candidature comprenant une notre d’intention de 2 pages - sélection de candidats - entretien collectif ; cahier des charges succinct - sélection de deux candidats - appel téléphonique pour discuter du projet et des prix, etc.


Bien qu’intéressants deux de ces trois exemples sont proscrits pas la loi. Méthode courante en Italie et aux Etats-Unis, l’entretien collectif n’est pas permis en France car il est considéré comme un « nid à ententes ». Les offres doivent rester anonymes et confidentielles. Quant aux appels téléphoniques, ils sont ou non les bienvenus selon l’avancée de la procédure. Dans tous les cas, négocier les prix à la baisse est défendu.


Des progrès sont encore à accomplir pour que les principes de transparence et d'égalité des participants soient effectifs

La procédure de dialogue compétitif favorise également les échanges entre le commanditaire et le prestataire. Procédure élaborée en partenariat avec les agences, elle permet aux deux parties de se jauger et d’éviter les réponses « à côté ». Il s’agit néanmoins d’une procédure lourde et coûteuse, qui reste dérogatoire : pour qu’elle soit valide il faut que la collectivité sache ce qu’elle veut sans savoir comment y parvenir.

Des progrès sont encore à accomplir pour que les principes de transparence et d’égalité des participants soient effectifs concernant l’ensemble des marchés de communication. Mais les procédures se sont déjà perfectionnées et les initiatives telles que le Livre blanc que publiera Cap’ com à la rentrée laissent augurer des changements en ce sens. 

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Mardi 2 juin 2009

Cap' com recherche des témoignages de praticiens et d'experts de la communication et de la commande publiques dans le cadre de son colloque "Marché public de communication : restaurer la confiance et la performance".

Cette manifestation, organisée en partenariat avec La Lettre du secteur public et IDcommunes, se déroulera le 29 juin 2009 prochain sur le toit de la Grande Arche de Paris. Elle est parrainée par le Service d’information du Gouvernement (SIG), l’Association des maires de France (AMF) et l’Association des agences de communication (AACC).


Devant la
série de réformes qu'a connu le code des marchés publics ces dernières années et le constat de ses dysfonctionnements, l'intérêt de ce colloque est double. Il
permettra tout d'abord de dresser un état des lieux et de dégager les spécificités des marchés de communication, en particulier pour ce qui concerne les prestations intellectuelles. Il s'agira ensuite de repérer les bonnes pratiques, d'évaluer d’éventuels besoins d’expertise et de formuler des propositions pour faire émerger des pistes de progrès, le tout dans un esprit d'échanges constructifs et de dialogues.


Pour mieux préparer le débat, mais aussi l'enrichir de témoignages tant dans le cadre du
colloque que du projet d’édition d’un livre blanc, Cap'Com lance un appel à communication et témoignage. Les réponses à cet appel, qui devront parvenir le 12 juin 2009 au plus tard, doivent être conçues comme des résumés de contribution et ne devront pas dépasser 2 500 signes. Les auteurs des résumés retenus pour contribution le 29 juin seront informés directement, les auteurs de contributions et témoignages retenus pour le Livre Blanc seront contactés par l’éditeur avant le 20 juillet.


Cet appel s'adresse aux directeurs d'agence, consultants, graphistes, pigistes, aux directeurs ou responsables de la communication dans une collectivité, une administration, un hôpital, un établissement public, aux responsables des achats ou juristes dans une collectivité, aux membres d’une commission d’appel d’offres…


Les contributions sont à adresser, par le biais du  formulaire disponible sur le site de Cap'com, par mail
contact@cap-com.org ou par fax au 04 72 65 64 99.


Professionnels de la communication, n'hésitez pas !

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Mardi 5 mai 2009

Depuis le 15 avril, les communes sont invitées à participer à l’édition 2009 du label Ville Internet. Une nouvelle occasion pour les collectivités de montrer leurs initiatives en matière de développement numérique. 


Crée par l’association Villes Internet, le label du même nom récompense depuis maintenant plus de 10 ans les communes les plus dynamiques en matière de nouvelles technologies. En participant à ce concours, celles-ci ont alors la possibilité de faire connaître les actions qu’elles ont mises en œuvre pour démocratiser Internet et développer des services en ligne à usage citoyen.

Les participants

Toutes les collectivités locales, quelle que soit leur taille, sont invitées à participer à cette compétition. Bien que citées « hors-concours », les villes internationales ont également la possibilité de concourir. Pour participer, il suffit d’inscrire la collectivité sur le site de l'association et de remplir un questionnaire en ligne.


Une occasion pour les collectivités de montrer leurs initiatives


En participant à ce concours, les communes ont la possibilité de :

-    S’auto-évaluer en mesurant l’ensemble de leurs actions en matière de politique Internet
-    Se comparer aux autres collectivités du fait de la dimension nationale du concours
-    Rendre visible leur démarche auprès des citoyens via l’affichage du label à l’entrée des villes et les différents supports de communication

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agit pas simplement d’un « concours de sites ». Le jury, composé d’experts et de partenaires du label, récompense en effet les collectivités qui développent l’accès public aux TIC et encouragent l’usage des outils numériques en réseaux dans le cadre d’une démarche de démocratie participative locale.

Résultats fin de l’année 2009

Les maires des nouvelles Villes Internet recevront leur label le 15 décembre prochain en présence du Président de l’Association des Maires de France, M. Jacques Pélissard, et de nombreux représentants d’association d’élus. L’édition 2008 avait remporté un franc succès avec la participation au concours de plus de 200 villes. Comme quoi, le label Ville Internet est une récompense importante pour les communes désireuses d’être reconnues pour leurs engagements en matière de développement numérique.

Vous voulez en savoir plus sur cet événement ? Rendez-vous sur le site de l’association www.villes-internet.net ou sur son groupe Facebook Label Ville Internet 2009. Pour ceux qui ne connaissent pas l’association, jeter un coup d’œil sur la vidéo réalisée en 2008 par blog-territorial à l’occasion des 10 ans de Villes Internet.

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Jeudi 16 avril 2009
Auwwwergne.com, la plateforme communautaire décalée du Conseil régional d'Auvergne s'appuie sur une série de vidéos virales qui font buzz, en ce moment, sur internet.

On y découvre les coulisses de Faites entrer l'exclusif, nouvelle émission de télé-réalité, dont le présentateur tente de percer le mystère des disparus de l'Auwwwergne.

Chaque semaine, un nouvel épisode est proposé. Régalez-vous !




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Mercredi 15 avril 2009
par Grégoire Petit

Les collectivités locales ont failli être effacées de l'imaginaire des grandes vacances et de leurs interminables chassés-croisés. Mais, suite à leur importante mobilisation, les départements et les régions seront inscrits sur les plaques d'immatriculation à partir d’aujourd’hui.


Nous avions déjà publié un article à ce sujet. La levée de boucliers suscitée par l'annonce de la réforme des plaques minéralogiques n’avait pas tellement laissé de choix à Michèle Alliot-Marie. Le décret, publié le 11 février dernier, a été modifié à de nombreuses reprises. Petit rappel d’une mini-réforme qui a fait beaucoup de bruit.

Une réforme houleuse
Dans le cadre de la directive N°93/94/CEE, le Ministère de l’Intérieur lance le 6 juin 2008 la réforme des plaques d’immatriculation. Outre un nouveau système de numérotation et la simplification administrative qu’elle est supposée amener, l’affichage du numéro de département est laissé à l’appréciation des propriétaires des véhicules neufs. La réforme est prévue pour le 1er janvier 2009.

Le 28 octobre 2008, la ministre de l’Intérieur reçoit le collectif « Jamais sans mon département ». Il rassemble 47 sénateurs et 173 députés de l’opposition et de la majorité, opposés à ce qu’ils considèrent comme une suppression implicite de l’identification territoriale des plaques minéralogiques. « Afin de prendre en compte l'attachement exprimé en faveur du département, Michèle Alliot-Marie a accepté de rendre obligatoire la présence d'un identifiant territorial, composé d'un numéro de département et du logo de la région correspondante. Le propriétaire du véhicule pourra faire figurer l'indicatif du département avec lequel il ressent les attaches les plus fortes ». Victoire, les élus (et la société civile) font cocorico.


Dernière étape, le 18 décembre, le Comité des Constructeurs Français d’Automobiles demande un report de la réforme au 15 avril pour cause de crise économique.

A quoi ressemblent les plaques créées à partir d'aujourd'hui ?
A chaque modification de la carte grise (achat, déménagement, revente...), le nouveau numéro attribué sera composé d'une série de 7 caractères alphanumériques. Selon le porte-parole du Ministère de l’Intérieur, Gérard Gachet, la première plaque d’immatriculation devrait vraisemblablement être créée à la Réunion, décalage horaire oblige. La section "identifiant territorial" de la plaque comporte le numéro du département, au choix pour le nouveau propriétaire de la voiture, avec le logo de la région correspondant. Contrairement au précédent système, cette section ne figure pas sur la carte grise et pourra être modifiée autant de fois que le voudra son propriétaire (attention, la fabrication de la nouvelle plaque reste à ses frais).

Un rôle éminemment pédagogique
Le rôle ludique et pédagogique que nous évoquions demeure. En effet, nos chers bambins continueront, le menton appuyé sur la plage arrière de leur voiture, à deviner le département qui correspond à tel ou tel numéro. Grande gagnante de la réforme, la région affichera désormais son logo officiel au côté du numéro de département. La difficulté sera donc double : retrouver le nom du département et celui de sa région. Les régions n’ont pas intérêt à changer leur charte graphique de si tôt.

L'identification territoriale

Le décret est très clair : le choix de l'identifiant est totalement libre, sans aucun rapport avec le domicile du titulaire de la carte grise. Ce seront donc des plaques de cœur et non plus seulement des plaques administratives. C'est aussi la raison pour laquelle les principaux départements « producteurs » de plaques d'immatriculation (Oise, Seine-Maritime, Nord et Hauts-de-Seine notamment) perdront petit à petit leur suprématie.

Un problème épineux : le choix de son numéro
L’auteur de ces lignes, Marseillais de cœur et Parisien de résidence, espère pouvoir un jour choisir la voiture parfaite : celle qui lui permettra de se déplacer dans la capitale avec une voiture frappée de l’empreinte chaleureuse de son bien beau pays !
Dernière question : l’identifiant territorial est obligatoire. Alors, à votre avis, quel numéro choisirez-vous : votre département de résidence ? Votre département d’origine ? Un autre ?

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Mardi 7 avril 2009

Par Lucile Reynard

20 blogueurs, soit 5 équipes au total, se sont affrontés le week-end du 20 au 22 mars à travers un «
criterblog» sur le domaine skiable des Arcs.
Résultat: l'opération organisée par Rumeur Publique a été un carton plein de retombées positives pour l’office de tourisme des Arcs.


Préambule: Insider de l’opération en tant que blogueuse, je suis aussi (et surtout) consultante en relations publiques corporate en ligne (ePR) chez TBWA et j’avais donc envie de partager mon point de vue de pro sur l’opération.


Les relations presse institutionnelles passent du BtoB au BtoC avec le Web 2.0

Les relations publiques dans le domaine institutionnel sont bien souvent classiques et dirigées vers les instances politiques, économiques, ou encore les titres de presse spécialisés; tout ceux que l’on appelle BtoB dans notre jargon. Voyages de presse, événements plus ou moins prétextes, il reste toutefois complexe de sortir des sentiers battus et de s’adresser à la foule du public qui pourrait pourtant s’intéresser de plus près à ce qu’entreprises, institutions et instances territoriales ont à dire…

Le Web, et plus précisément le Web 2.0 et le développement du blogging consécutif, ont donné lieu à des ouvertures dans le domaine des relations publiques, et de nombreuses agences se sont engouffrées dans la brèche. Rumeur Publique, petite mais agile, et dont le dirigeant, Christophe Ginisty, a commencé très tôt à bloguer relativement à ses opinions politiques, s’est lancé dans l’aventure en organisant le premier festival des blogs français dès 2006. L’agence se montre ainsi experte du domaine, et s’attire les faveurs des annonceurs qui voudraient l’investir.

Investir les blogs, pourquoi? Parce que des millions de français bloguent, et certains d’entre eux (dits influents) sont des experts ou des professionnels (de la communication, des médias, du Web, de l’informatique) passionnés qui valorisent leurs connaissances et se créent ou renforcent un réseau dense de relations par ce biais. A la différence des journalistes qui ont un lectorat très vaste et peu qualifié, ceux-ci sont souvent entourés d’un noyau dur de lecteurs très prescripteurs qui relaient leurs informations, selon le principe du backlinking, grand contributeur de popularité sur le sacro-saint moteur de recherche Google, sans lequel Internet ne serait qu’un vaste grenier mal rangé.

On comprend donc bien l’intérêt pour des communicants spécialisés dans l’institutionnel de s’adresser à de telles cibles: celles-ci sont réceptives puisqu’intéressées par le monde professionnel et la communication et vulgarisent cette information à l’intention d’un public plus large. Souvent des pairs, les blogueurs relaient les informations de leurs semblables par solidarité et estime professionnelle, intérêt quand à la réciprocité de l’audience, j’en passe et des raisons plus ou moins nobles…

Par ailleurs, dans un univers de la communication corporate bien souvent quelque peu sclérosé et peu innovant, quoi de mieux que de communiquer sur Internet, média moderne par excellence? Au delà de la peur de la critique, entrer dans l’âge de la conversation n’est pas un vain mot pour bien des marques «consumer» (ou BtoC comme on dit chez nous). En mettant la communication corporate en avant sur le Net, on peut donner un angle plus grand public à une communication jusque-là souvent ciblée vers des ultras spécialistes, et la mettre sur le devant de la scène grâce à l’utilisation des outils populaires du Web.


Des blogueurs polycommunicants, enthousiastes et prescripteurs assurent le succès de l’opération

 


A ce titre, l’opération Criterblog est une réussite. Elle a permis à des blogueurs venus de tous horizons et bloguant sur divers sujets de vivre une expérience jusque-là réservée aux journalistes sportifs, ou spécialisés dans le tourisme et les collectivités locales. Loin d’être blasés, comme leurs confrères journalistes le sont bien souvent, les 20 blogueurs parisiens, nantais ou lyonnais qui ont participé au challenge n’étaient pour la plupart que peu familiers des sports d’hiver. Cependant, tous sont de grands fans d’innovation et de nouveautés, tout comme leurs lecteurs, et il fallait bien sûr que l’office du tourisme leur en impose pour qu’ils se montrent collaboratifs!

Un défi qui n’a pas effrayé la station des Arcs qui a sorti de son chapeau des activités toutes plus délirantes les unes que les autres: snake-gliss, air board, recherche en avalanche (appareil arva), soirée dans une yourte mongole, quizz touristique et les plus classiques biathlon (mais en raquettes), et slalom parallèle.

Ajoutez à cela la fièvre compétitrice des blogueurs, leur bonne humeur, et un dispositif Facebook viral en amont qui consistait à regrouper le plus de monde possible dans un groupe pour participer à l’épreuve et l’office du tourisme des Arcs a fait carton plein…

En effet, pendant les trois semaines qu’a duré l’épreuve des groupes, les membres de Facebook ont été envahis de demandes pour les rejoindre (à un tel point que certains, qui recevaient simultanément des demandes de tous les groupes s’en sont offusqués), les blogueurs étant souvent parmi ceux qui ont le plus d’amis et appartiennent aux plus de groupes sur Facebook… Une manière habile pour l’agence de voir participer des blogueurs parmi les plus influents, ou du moins les meilleurs « réseauteurs ». Pendant les épreuves, le live blogging n’étant pas vraiment possible sur les pistes, c’est Twitter (outil de microblogging utilisable via le téléphone mobile) qui a été envahi de messages. Les équipes avaient par ailleurs pour certaines créé des blogs spécifiques, des billets de soutien en amont, et ont fait leur reporting par la suite. L’agence a également filmé et photographié le périple des blogueurs pour leur permettre d’illustrer leurs billets et faire du buzz pendant l’opération.

A titre d’exemple sur la portée des retombées et l’influence des blogueurs présents, on notera que Charles Nouyrit, l’un des membres de l’équipe gagnante, Les Good Samaritans, a rassemblé quelques jours après le Criterblog, via Facebook, quelques 2 500 personnes, place du Trocadéro à Paris pour la freeze (événement flash mob qui consiste à se figer en masse simultanément pendant quelques minutes).

Toute la blogosphère française et les réseaux sociaux ont donc été « Arcanisés » pendant presque un mois pour un prix relativement modeste: soit un séjour pour 20 personnes dont le coût a été pris en charge presque intégralement par les entreprises présentes aux Arcs (Go Sport, Fisher, Pierre et Vacances, Columbia entre autres en ont profité pour faire leur pub.) et le complément par l’office du tourisme (voyage, nourriture).

Apparemment jalouse de ce succès, la station des Hautes-Alpes de Serre Chevalier a d’ailleurs organisé avec l’agence Bonnie & Clyde, le même week-end, une sortie ski extrême avec 3 blogueurs… Et vous savez le comble? Un internaute pouvait gagner un séjour aux Arcs en pariant sur l’équipe gagnante du Criterblog, et bien c’est une personne de l’agence Bonnie & Clyde qui l’a emportée!!


Cela est signifiant de cette nouvelle «coopétition» qui règne entre agences et blogueurs, due au grand nombre de « blogueurs d’agence » qui pratiquent l’observation participante (Cf. Brian Solis) et plus généralement à la veille de la numérisation des métiers des relations publique. Mais aussi et surtout, cela est révélateur de la puissance de tir que peuvent en tirer les annonceurs…

Les destinations touristiques, et les territoires les plus divers ont donc tout intérêt à suivre cet exemple, en trouvant à leur tour la bonne mécanique. A qui le tour ?

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Revue de brèves

Rencontres de la Modernisation de l'État

Acteurs publics organise pour la deuxième année consécutive les Rencontres de la Modernisation de l’État les 6, 7 et 8 juillet 2009 au Centre de conférences du Méridien Montparnasse, à Paris.

L’objectif de cette rencontre est de répondre à une question essentielle : comment mettre en œuvre les réformes pour améliorer le service public ?
31 tables rondes thématiques, 20 ateliers opérationnels, 3 journées de formation, 24 plateaux TV, 2 petits déjeuners-débats, 3 plénières, 2 débats politiques sont organisés pour répondre à cette interrogation.
De plus, deux angles de deux débats seront privilégiés: l’évaluation des résultats et l’approche comparative avec les méthodes du privé et entre fonctions publiques.

Information et inscription en ligne

Programme détaillé


Le Web 2.0 au service des collectivités

Franck Confino et Philippe Deracourt tiendront les 15 et 16 juin un cycle de conférences auquel pourront assister les étudiants en formation continue de Sciences po Lille, sur le thème du web 2.0 au service des collectivités.


Pour plus d'informations

12e Happy Hours de la Com'Publique

Organisées par ID communes, la 12e édition aura lieu le mardi 16 juin, 19h, au bar-restaurant "Les parigots", 5 rue du Château d'eau (Paris 10e), Métro République.

Les Happy Hours de la Com'Publique ont lieu, chaque trimestre, pour échanger de façon informelle autour de l'action publique et de la communication.
Renseignements et inscription : contact@idcommunes.com


Les maires et la crise économique

En pleine crise économique et malgré les mesures défavorables (taxe professionnelle), une enquête, réalisée auprès de plus de 100 maires, sera publiée jeudi 9 avril.

Cette étude dresse, au-delà du simple état des lieux d'un contexte morose, les bonnes pratiques mises en place par les collectivités pour innover et optimiser les ressources.
Jeudi 9 Avril 2009 – 17 H 30
Salons Messager - Hôtel Intercontinental
2, rue Scribe – 75009 Paris

Pour plus de renseignements et confirmer votre présence
.

13e édition du Printemps de Pérouges

L'artiste Al Jarreau ouvre aujourd'hui la 13e édition du Printemps de Pérouges.

Le jazzman américain sera nommé, à l'occasion de ce festival itinérant, ambassadeur d'OnlyLyon, marque internationale chargée de promouvoir la métropole lyonnaise, qui a reçu le Grand Prix de a communication publique lors du Cap Com 2007 à Strabrourg.
Toutes les informations sur www.festival-perouges.org


Dessin du jour

Cliquez pour agrandir le dessin de Dominique Goubelle

L'album 2006-07 - L'album 2007-08

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3D territoiresAgence lorraine dirigée par Dominique Valck et association Loi de 1901, 3D Territoires propose des outils de coproduction innovants pour accompagner le développement durable des territoires.
Son coeur de métier : formations de sensibilisation, conférences, pilotage de projets, expérimentations au niveau national comme européen, ou encore gestion des partenariats entre collectivités territoriales et entreprises

acteurs publics


Dirigé par Pierre-Marie Vidal, Acteurs publics est le premier mensuel qui décrypte, commente et analyse la vie publique. Chaque mois, on retrouve dans cette publication du groupe Profession politique des interviews, des enquêtes, des décryptages et des dossiers de fond ainsi qu'une large place accordée à la "modernisation de l'Etat".

adverbia




Fondée en 2005 et dirigée par Franck Confino, l'agence adverbia accompagne les acteurs publics et territoriaux dans leurs projets de communication. Son coeur de métier : audit, conseil, presse territoriale, production de contenus (rédactionnels, graphiques, vidéo, web et multimédia), lancement de nouveaux supports ou encore stratégies de communication innovantes.

aitL'association des Internautes Territoriaux, fondée en 1998, souhaite rassembler les acteurs des collectivités locales sur Internet, afin de mettre en commun leur expérience, partager leurs réflexions et promouvoir les nouvelles pratiques administratives par voie électronique.

cap'com





Depuis 1988, Cap'Com est au service des acteurs de la communication publique et territoriale. A la fois réseau d'échanges, organisme de formation et organisateur d'un événement fédérateur – son incontournable Forum annuel - Cap'Com est piloté par Dominique Mégard, sa déléguée générale, gérante et fondatrice, ainsi qu'une trentaine de professionnels réunis en comité.

Communication Publique



Association des responsables de communication des institutions publiques, Communication Publique est un cercle d’échange d’expériences entre praticiens. Ceux-ci confrontent leurs méthodes de travail, savoir-faire et idées, afin de développer la qualité des communications internes et externes des institutions publiques. Ils proposent des démarches novatrices et entendent dynamiser l’image de la communication institutionnelle publique.

Cultivez vos territoires




Organisée par l'agence Territoires Publics,
« Cultivez vos Territoires » est une journée innovante de formations, de rencontres et d’échanges entre les acteurs culturels des territoires. C’est également un concours destiné aux collectivités pour valoriser leurs projets culturels contribuant au développement de la vie locale.

échosddContribuer à promouvoir le développement durable en recueillant les voix des personnes impliquées dans des projets actifs de protection de l’environnement, de défense des droits de l’homme, de commerce équitable et de micro-finance : tel est l'objectif de cette association fondée par Sarah et Christophe, deux jeunes Nancéens partis faire le tour d'Asie à vélo pendant deux ans.

EUROPA 21






Web radio du développement durable, diffusée en streaming et podcasts, dirigée par Dominique Valck et lancée à l'occasion du Cap'Com 2007, Europa 21 s'adresse aux acteurs des territoires : entreprises, collectivités, citoyens… On y retrouve également le périple d'Echos DD, avec la chronique des voix du développement durable en Asie.

Forum pour la gestion des villesFondé il y a 25 ans par Alain Richard et André Santini, le Forum pour la Gestion des Villes et des Collectivités Territoriales est une association Loi 1901 indépendante et pluraliste qui promeut l’échange entre les acteurs des territoires. Tout en proposant des formations pointues, le Forum organise de nombreux événements et possède son propre Observatoire des Finances Locales.

Google Actualités





Google Actualités est un site d'actualités généré par ordinateur qui recueille les grands titres provenant de plus de 500 sources d'actualités en langue française dans le monde entier, regroupe les articles par thème et les affiche en fonction des intérêts de chaque utilisateur.

ID Communes







Crée dès 1999 pour répondre aux besoins spécifiques et croissants de l'ensemble des acteurs du territoire, IDcommunes est une agence de communication dirigée par Christian de La Guéronnière. Elle concentre son savoir-faire et son expertise au service de l’action publique.

La lettre du cadre territorial

Avec 120 000 lecteurs, ce bimensuel, publié par les éditions Territorial, est l'une des publications incontournables du secteur public territorial. Son lectorat se compose essentiellement de cadres A et B de la filière administrative, tous métiers et toutes collectivités confondus. La lettreducadre.fr décrypte l'actualité, souvent austère et complexe, des collectivités en adoptant un ton à la fois professionnel et impertinent.

mbao.net



Peur de la manipulation ou de l’incompréhension ? Que vous soyez responsables de cabinets d’élus ou des services de communication des collectivités territoriales, le mécano de la communication territoriale vous donnera quelques bons tuyaux pour organiser votre politique de communication.

Monde public



Blog lancé par les éditions Weka en mars 2008, Monde public caresse de grandes ambitions. Son directeur de la rédaction, Arnaud Dumourier, espère ainsi traiter, sur un mode participatif, de l'actualité du « monde » public, dans toutes ses dimensions : action sociale, communication, culture, marchés publics, santé publique, ressources humaines, urbanisme…

Meilleurs Voeux des Territoires







Concept original de l'agence Territoires Publics proposé sous la forme d’un concours, Meilleurs vœux des territoires s'est imposé en quelques années comme l'observatoire des cartes de vœux territoriales en récompensant les meilleures créations des collectivités locales.

P com' Publique



Ce portail de Cap'Com dédié aux professionnels de la communication publique et territoriale propose une actualité pertinente, des "humeurs", de nombreuses ressources documentaires (en accès payant, sauf pour "la ressource du mois") ainsi qu'un espace emploi.

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Journal professionnel de la classe politique au quotidien – et, chaque semaine, avec son célèbre « Bleu » – Profession Politique, dirigé par Pierre-Marie Vidal, propose également la plus importante base de données (en ligne et en édition papier) des collectivités territoriales et institutions publiques.

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Maison d’éditions et de presse destinée aux collectivités territoriales dirigée par Philippe Duret, les éditions Territorial appartiennent au groupe du même nom, qui édite, entre autres, La Lettre du Cadre, les Fiches pratiques ou encore les classeurs du Dircom. A travers différentes collections (Dossiers d'experts, Essentiels sur, Trajectoires, ou encore E-book), toutes les problématiques des collectivités sont traitées.

Villes internet

L'association Villes-Internet a été fondée par Florence Durand-Tornare en 1998. elle a pour objectif de "coordonner le développement et l'animation d'un réseau des acteurs de l'Internet citoyen, et tout particulièrement des collectivités territoriales". Avec 1102 collectivités membres, elle délivre chaque année un label permettant d'évaluer la qualité des sites Internet des collectivités et, plus globalement, de jauger la place accordée par la municipalité au numérique.



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