par Magali Grange
De nombreuses questions ont été abordées : la réalité des marchés de communication sur les plans
juridique et statistique (ce qui se résume, dans ce cas, à une absence criante de données), la spécificité des marchés de communication, la place des services communication au sein des
collectivités, etc. Mais ce sont les questions d’ordre éthique qui ont généré le plus de débats (et de tensions), les attentes des agences vis-à-vis des collectivités, et vice-versa, étant
fortes.Vers une plus grande transparence
Les marchés publics de communication donnent lieu à des pratiques courantes qui, sans être systématiques, sont anormales, voire illégales, mais l’envie de développer les bonnes pratiques est tout aussi réelle. Reste à trouver un consensus.
Certaines pratiques ne dépendent que de l’honnêteté des collectivités et des agences. Côté
collectivités, il y a les marchés dont le gagnant est connu à l’avance et les consultations abandonnées en cours de route, qui monopolisent inutilement le temps et l’énergie des prestataires.Le « saucissonnage » est aussi une tendance. Il s’agit d’une division délibérée, et totalement illicite, d’une commande en plusieurs autres pour être au-dessous du seuil des 20 000€ qui contraint à recourir à un marché public. Pour Benoît de Laurens (agence Lowe Strateus), l’objectif est d’aller le plus vite possible en subissant un minimum de contraintes, « raccourcissement du temps » qu’il identifie comme un tournant.
D’autres pratiques font davantage débat. Idéales sur le papier, elles se heurtent parfois durement à la réalité. Premier point d’achoppement, l’indemnisation des perdants qui reste rare, alors qu’un travail de plusieurs jours a été fourni, notamment pour proposer des réalisations graphiques, qui peuvent être de véritables maquettes. Comment fixer le montant d’un tel dédommagement ? Certaines collectivités, en particulier les plus petites, n’auraient pas les moyens de payer même la plus petite somme, à moins peut-être de la prévoir dans le budget initial de la commande. Une autre solution consisterait à faire des demandes mieux proportionnées, ne nécessitant pas d’exemple graphique. Mais comment juger ?
Essayant de prendre le taureau par les cornes, Angers élabore à l’heure actuelle une charte des marchés publics créatifs, réunissant les acteurs concernés, pour partager les pratiques vertueuses à l’échelle de la région.
Un besoin d’échange strictement encadré par la loi
Parce que les objectifs et les enjeux d’une commande ne sont pas toujours lisibles (ni conscients)
dans le cahier des charges, échanger est une nécessité. Echanger entre commanditaires et prestataires, mais aussi entre service communication et service des marchés. Des tentatives dans ce sens
se font déjà jour, mais leurs initiateurs ignorent parfois qu’elles sont interdites ou à la limite de la légalité. La présence de Maître Guillou a permis de lever le voile sur la
question.Ce sont sans doute les marchés à procédure adaptée qui laissent aux acteurs la plus grande marge de manœuvre. Variations sur le thème : appel à candidature - sélection de candidats - transmission du cahier des charges ; dossier de candidature comprenant une notre d’intention de 2 pages - sélection de candidats - entretien collectif ; cahier des charges succinct - sélection de deux candidats - appel téléphonique pour discuter du projet et des prix, etc.
Bien qu’intéressants deux de ces trois exemples sont proscrits pas la loi. Méthode courante en Italie et aux Etats-Unis, l’entretien collectif n’est pas permis en France car il est considéré comme un « nid à ententes ». Les offres doivent rester anonymes et confidentielles. Quant aux appels téléphoniques, ils sont ou non les bienvenus selon l’avancée de la procédure. Dans tous les cas, négocier les prix à la baisse est défendu.
La procédure de dialogue compétitif favorise également les échanges entre le commanditaire et le prestataire. Procédure élaborée en partenariat avec les agences, elle permet aux deux parties de se jauger et d’éviter les réponses « à côté ». Il s’agit néanmoins d’une procédure lourde et coûteuse, qui reste dérogatoire : pour qu’elle soit valide il faut que la collectivité sache ce qu’elle veut sans savoir comment y parvenir.
Des progrès sont encore à accomplir pour que les principes de transparence et d’égalité des participants soient effectifs concernant l’ensemble des marchés de communication. Mais les procédures se sont déjà perfectionnées et les initiatives telles que le Livre blanc que publiera Cap’ com à la rentrée laissent augurer des changements en ce sens.
Cette manifestation, organisée en partenariat avec La
Devant la
Pour mieux préparer le débat, mais aussi l'enrichir de témoignages tant dans le cadre du
Crée par l’association Villes Internet, le label du même nom récompense depuis maintenant plus de 10 ans les communes les
plus dynamiques en matière de nouvelles technologies. En participant à ce concours, celles-ci ont alors la possibilité de faire connaître les actions qu’elles ont mises en œuvre pour
démocratiser Internet et développer des services en ligne à usage citoyen.
Auwwwergne.com
Le 28 octobre 2008, la ministre de l’Intérieur reçoit le collectif «
des médias, du Web, de l’informatique) passionnés qui valorisent leurs connaissances et se créent ou renforcent un réseau dense
de relations par ce biais. A la différence des journalistes qui ont un lectorat très vaste et peu qualifié, ceux-ci sont souvent entourés d’un noyau dur de lecteurs très prescripteurs qui
relaient leurs informations, selon le principe du backlinking, grand contributeur de popularité sur le sacro-saint moteur de recherche Google, sans lequel Internet ne serait qu’un vaste
grenier mal rangé.
A titre d’exemple sur la portée des retombées et l’influence des blogueurs présents,
on notera que Charles Nouyrit, l’un des membres de l’équipe gagnante,




Agence lorraine dirigée par
Dominique Valck et association Loi de 1901, 3D Territoires propose des outils de coproduction innovants pour accompagner le développement durable des territoires.

L'association des
Internautes Territoriaux, fondée en 1998, souhaite rassembler les acteurs des collectivités locales sur Internet, afin de mettre en commun leur expérience, partager leurs réflexions et
promouvoir les nouvelles pratiques administratives par voie électronique.


Contribuer
à promouvoir le développement durable en recueillant les voix des personnes impliquées dans des projets actifs de protection de l’environnement, de défense des droits de l’homme, de commerce
équitable et de micro-finance : tel est l'objectif de cette association fondée par Sarah et Christophe, deux jeunes Nancéens partis faire le tour d'Asie à vélo pendant deux ans.
Fondé il y a 25 ans par Alain Richard et André Santini, le Forum pour la Gestion des Villes et des Collectivités Territoriales est une association Loi 1901
indépendante et pluraliste qui promeut l’échange entre les acteurs des territoires. Tout en proposant des formations pointues, le Forum organise de nombreux événements et possède son propre
Observatoire des Finances Locales.







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