Stratégies

Mercredi 15 septembre 2010 3 15 /09 /Sep /2010 10:26

par Cyril Augier, A Nous de Jouer !

 

La chose est entendue : l’évaluation est une phase indispensable dans tout projet de territoire. Mais tant qu’à faire, si elle pouvait être (un tantinet) participative et créative !!!… 

 

Image 20

 

Trop souvent, l’évaluation est vécue comme une étape d’experts, laissant peu de place à la convivialité et à l’originalité. Le sérieux de la démarche est alors confondu avec austérité et gravité. C’est le temps des chiffres, "des notes et des sanctions" !

 

horlogeOr, dans cette ambiance funèbre, sous le sceau apparent de la rationalité, la dimension affective s’exprime pourtant de plus belle: peur du jugement, déception, manichéisme (tout ou rien), méfiance, cynisme, colère… Quant à la joie (de la réussite), elle se doit d’être contenue, pour ne pas donner l’impression d’un satisfecit (voire attirer le "mauvais oeil") !


Le temps des espoirs et de la ferveur collective peut sembler alors bien loin! Pourtant, si l’évaluation est une étape pour engager une nouvelle phase d’actions, il est probable que dans ces conditions, elle ne soit pas des plus motivantes pour repartir plein d’entrain…


 


Mais il ne s’agit ni d’une fatalité, ni d’un choix cornélien entre professionnalisme et participation collective. Les émotions, la convivialité et la créativité ont au contraire leur place à chaque étape. Il est ainsi possible,  par exemple, de recourir à la création de saynètes humoristiques sur mesure. Cela permet notamment de:


  • dédramatiser l’évaluation 
  • développer les prises de conscience sur les comportements et attitudes (face à l’évaluation…) 
  • susciter la confiance et le respect, en abordant l’évaluation sans langue de bois (mais avec bienveillance) 
  • favoriser la participation publique (sur laquelle nous nous appuyons pour construire les saynètes) 
  • faciliter l’acceptation de nos limites (en sachant en rire…) 
  • créer un climat convivial, propice à des échanges constructifs
  • entretenir l’enthousiasme nécessaire pour continuer d’agir…


Bref, l’évaluation n’est pas forcément un "sale moment à passer", mais peut permettre de continuer à progresser avec enthousiasme,  joie et bonne humeur… Bonne nouvelle, non ?!

 

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Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /Août /2010 10:42

par   Josué Lassource  

 

La Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) lance une campagne de communication et choisit de cibler les automobilistes à leur retour de vacances.


sanef_peage_archmorta.jpg

 

La campagne a débuté le week-end dernier et se poursuivra durant le suivant.  Ce ne sont pas moins de 260 000 dépliants qui seront distribués aux péages d’autoroute durant cette période. La métaphore entre les longs rubans d’asphalte et la dite "autoroute de l’information" saute aux yeux. Toute aussi évidente, celle du péage comme symbole d’un organisme qui se veut être le régulateur des mauvais payeurs sur le web. À cela s’ajoute un aspect pratique, les péages autoroutiers sont des zones d’affluence, particulièrement en cette fin de mois d’août. Cependant ceux-ci sont parfois le théâtre de joyeux capharnaüms à l’approche de ces automates consommateurs de carte bleues et autre moyens de paiement. Doit-on y voir un clin d’œil ?


On frôle souvent la faute de goût


hadopi-travaille-pendant-les-vacances.png Le support, signé "L’Hadopi vous souhaite bonne route… sur Internet !", se veut être un mode d’emploi, tout ce que vous avez toujours voulu connaître d’Hadopi s’y trouve : la présentation de l’organisme, son fonctionnement, le futur label, les risques encourus pas les contrevenants, etc. Le temps de cette action vient souligner le lancement à la rentrée 2010 de l’activité d’Hadopi qui devrait envoyer ses premiers courriers d’avertissement d’ici fin septembre.

 

hadopi


Ne nous étendons pas sur la forme du document. Certes, les goûts et les couleurs ne se discutent pas, mais ici on frôle souvent la faute de goût et pour les plus sensibles une suractivité des glandes lacrymales est à envisager. On pouvait s’attendre à une reprise "print" des codes graphique du web, en cohérence avec la thématique. Or il n’en est rien, on est même très loin de ce qui se fait de mieux en production imprimée.

 

Cette campagne sonne comme un aveu de faiblesse


Venant d’une Haute Autorité dédiée à Internet, on peut également se poser la question d’un dispositif de communication parfaitement descendant, qui exclut pour le moment toute notion conversationnelle et tout volet web, laissant l’impression d’une stratégie de communication désuète. Le choix des automobilistes et seulement les automobilistes – paraît spécieux, loin des possibilités d’une campagne qui puiserait son énergie dans la mise en synergie des canaux.

À bien y regarder, cette campagne unilatérale sonne comme un aveu de faiblesse dans une démarche de séduction des Français.

 

 



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Jeudi 8 juillet 2010 4 08 /07 /Juil /2010 17:28

par Romain Santiago

 

N’ayons pas peur des mots, l’utilisation des serious games pour la communication des institutions et collectivités territoriales est aujourd’hui quasiment inexistante (1). Parmi les initiatives existantes, la ville d'Issy-Les-Moulineaux a lancé le sien en 2009  sur l'apprentissage des finances locales aux 7-14 ans tandis que celui de Nantes sensibilise sur les risques liés à l'alcool. Aujourd'hui c'est la ville d’Angers, préfecture du Maine-et-Loire, qui a décidé de franchir le pas.


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3D Angers – c’est son nom – se présente comme le premier univers 3D local communautaire : de la consultation des services municipaux à la possibilité de faire du shopping, tout y semble possible. Un succès ? Trop tôt pour le dire. Des enseignements à en tirer pour les collectivités ? C’est certain. Pour nous expliquer le projet plus en détails, Laurent Poucan, responsable du pôle Ressources et TIC au sein de la direction de la Communication de la ville d’Angers, a accepté de répondre à nos questions.

lpoucan blog-territorial. Quelles ont été les motivations de la ville d’Angers pour lancer son propre serious game ?
Laurent Poucan. Tout d’abord, nous avons voulu affirmer une volonté novatrice de communiquer. Avec 3D Angers, la ville d’Angers fait figure de pionnière à l’échelle nationale dans le domaine des serious games. La majorité des initiatives réalisées jusqu’alors étaient concentrées sur Second Life alors que, grâce à un dispositif comme le nôtre, une réelle identification de la ville est possible. Par ailleurs, 3D Angers permet de communiquer sur les événements et les services de la ville d’Angers de façon originale.

blog-territorial. Quel est le coût d’une telle initiative ?
Laurent Poucan. Puisque nous avons co-construit le projet avec la société Optishops et que, grâce à lui, celle-ci bénéficie d’un réel gain de notoriété, les coûts de conception ont été relativement peu importants pour la ville d’Angers. Nos principaux coûts concernant le serious game sont relatifs à la maintenance : ils s’élèvent à 20 000 € annuels.


Notre objectif, accroître le rayonnement de la ville

blog-territorial. Croyez-vous à un retour sur investissement ?
Image 2Laurent Poucan.  Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions (ndlr : le site a été lancé en juin 2010), nous le ferons à la fin de cette année. À ce jour, nous comptons plus de 800 utilisateurs actifs. Notre objectif de communication, c’est d’accroître le rayonnement de la ville, notamment par les retombés Presse. Alors, certes, il nous reste à améliorer des éléments techniques tels que rendre le plug-in du logiciel utilisé compatible avec Mac, ce qui sera réglé durant l’été, mais la ville d’Angers croit à la réussite de son serious game 3D Angers.


Le serious game peut avoir un véritable intérêt pour les collectivités, encore faut-il savoir sur quel thème le développer. Quel serious game imaginez-vous pour votre institution ? 

 

(1) : Le serious game d'Issy-les Moulineaux

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Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /Mai /2010 14:16

par Franck Confino et Hervé Pargue

 

Une nouvelle mandature s’ouvre pour les régions françaises, à la fois pleine d‘espoirs et d’incertitudes quant à leur évolution dans le cadre des projets de réformes territoriales. Sur le web aussi, un nouveau chapitre va s’écrire. Comment les Conseils régionaux vont-ils adapter leur utilisation du média Internet aux nouveaux usages ? Quid de leur présence sur la toile sociale (Facebook, Twitter, Dailymotion, etc.) ?

Voici 10 conseils aux régions qui souhaitent, après cette élection, remettre à plat leur stratégie de communication et de services en ligne.

 

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1 / Adoptez (résolument) une démarche "User centric"


En langage techno politique, certains auraient dit "remettre l’usager au cœur de la démarche". C’est, depuis 2007, l’un des principes fondateurs du Net et, s’il reste lettre morte, la sanction ne tardera pas.
reseau_social-4c2fe.jpg La première chose à comprendre de l’Internet 2.0 est son organisation centrée sur l’utilisateur. Le Web devient plate-forme et il n’est plus nécessaire d’être outillé de multiples programmes, compatibles ou non les uns avec les autres pour s’y exprimer.
Adopter une démarche "Orientée utilisateur" cela signifie deux choses : 

 

 

  • Partez du point de vue, des attentes et des besoins des internautes vis à vis de votre collectivité. C’est la condition sine qua none pour qu’ils ne se sentent pas déroutés par l’organisation, les contenus et les services du site internet de la région. La manière dont vous allez concevoir ou faire évoluer son arborescence est fondamentale : nombreux sont les CR à ne pas s’être encore absout de la logique de politique institutionnelle de l’organigramme ! 

 

  • Dans la création de contenus et  l’animation éditoriale, adoptez une démarche "user centric" fondée sur les trois postures possibles d’un internaute vis à vis d’un site de collectivité locale :
    - "l’internaute usager", qui recherche des infos ses démarches avec les services administratifs
    - "l’internaute citoyen", qui s’intéresse aux politiques publiques menées par l’exécutif de la collectivité
    - "l’internaute consommateur", qui vient sur le site « juste » pour s’enquérir des horaires ou de l’adresse d’un équipement public géré par la collectivité, pour consulter un agenda culturel, etc.

 

  • Image-1.png Donnez à l’internaute les moyens d’interagir (commenter, évaluer la pertinence, noter), de personnaliser (organiser une partie de l’architecture du site à sa guise) et de contribuer (produire du contenu via des plate-formes de blogs, forums, espaces participatifs).


2 / Faites le choix d’une stratégie de portail et de production multi canal


  •  Le choix d’une stratégie de portail

Image-2.pngLes conseils régionaux comptent en moyenne une dizaine de sites chacun - certains dépassent même la vingtaine ! Les problématiques et sujets abordés justifient-ils cette stratégie multi sites ? Non, et l’on sait que le principe "un projet, un site web"  résulte le plus souvent de facilités organisationnelles. Qu’ils s’agissent de sites événementiels ou dédiés à la formation et à l’orientation, ceux-ci n’ont qu’un effet incontesté : "plomber" le budget de communication de la collectivité et fractionner l’audience.


Ne serait-ce que pour ces deux raisons, il est temps que les Régions concentrent leur stratégie de présence sur un véritable portail ouvrant sur un bouquet de services et de chaines thématiques. Sur la toile, l’action de la région gagnera en lisibilité, le référencement n’en sera que meilleur et, n’en doutons pas, l’audience augmentera.


  •  Une stratégie de production multi canal  

 

Les régions disposent désormais d’une gamme d’outils de communication large et diversifiée (journaux, sites web, Intranet, Extranet, version mobile, guides et brochures, pages publiques et profils sur les médias sociaux, etc.). Pourtant, force est de constater que la production d’infos est conditionnée par le support. On produit essentiellement pour le papier (journaux et brochures) et le web reste le parent pauvre du dispositif de communication de la collectivité.

 

Il est temps de réaliser un aggiornamento éditorial en renversant la logique de production des infos non plus par support mais bel et bien dans une logique multi canal. Cela ne signifie pas qu’il ne faudra pas tenir compte des spécificités du support, bien au contraire ! Il faut accepter de ne plus "écrire" seulement pour le "papier" (journaux et brochures) mais anticiper le traitement éditorial sur le site de la collectivité, sur une version mobile, sur son intranet, et enfin, le cas échéant, sur les médias sociaux.


Mettre en place une stratégie de production multi canal de l’information constitue une révolution essentiellement culturelle qui appelle des changements dans les modes de travail. Mais, n’en doutons pas : les directions de la communication y gagneront en temps et en efficacité. Des économies d’échelles pourraient même être réalisées dès lors que la région se dote d’une plateforme de  production multi-canal de l’info, sorte de CMS transversal qui permette de gérer aussi bien le digital (web, intranet, mobile, réseaux sociaux) que le "Print" (journaux, guides et brochures). Certes, c’est un projet complexe et ambitieux mais nous sommes en 2010, non ?! La nouvelle mandature n’est-elle pas l’occasion de remettre à plat les outils et modes de productions de l’info ? 

 

3 / Interopérabilité du SI avec le web : il va être temps de dialoguer !

 

interoperabilite_mdweb.gifJusqu’à présent et contrairement aux municipalités, les sites webs des régions ont souvent été gérés par les directions de la communication sans que les DSI n’aient trop leur mot à dire. Certes, cette situation était souvent confortable pour les responsables web mais elle ne peut plus durer maintenant que les portails doivent devenir des plate-formes de services et de téléservices.

Au niveau technique, l’interopérabilité doit être le mot d’ordre en ce début de mandature. Seule la DSI qui gère l’ensemble des autres applications métiers de la région est à même de manœuvrer ce dialogue fonctionnel et technique. A contrario, aux communicants de savoir faire preuve de pédagogie afin de leur expliquer pourquoi il est archaïque et contre-productif de bloquer l’accès aux réseaux sociaux de Facebook à Dailymotion, comme le font encore beaucoup trop de DSI ! Il faut donc que le dialogue souvent rompu se rétablisse entre communication et informatique, et ce, dans l’intérêt de tous.


 4 / Jetez vos WebTV et concentrez vous sur le développement du format vidéo


Image-3.pngConnaissez vous une seule WebTV de collectivité qui ait rencontré un réel succès d’audience ? Arrêtons de nous voiler la face, depuis quelques années, les WebTV ont toutes été des gadgets qui faisaient plaisir aux élus ayant ainsi l’impression d’avoir leur TV locale. La mandature qui s’ouvre est l’occasion de renoncer à ces plateformes de WebTV "propriétaires", chères, plus déroutantes les unes que les autres et qui ne collent pas aux usages des internautes afin de privilégier l’essentiel : le développement de contenus au format vidéo !

 

Car le principal n’est pas le contenant mais bien le contenu ! Et la priorité, afin de décupler leur audience, est de diffuser ces vidéos dans les pages et rubriques du site (qui bénéficient généralement d’un référencement bien meilleur) ainsi que dans des chaines dédiées sur des plateformes de partages vidéos, telles que Dailymotion, Youtube, Vimeo, Wat.tv, etc. Sites communautaires qui, pour la plupart, offrent gratuitement aux collectivités qui le demandent des "services ++", à l’instar du statut d’Official User sur Dailymotion, permettant un meilleur encodage, une meilleure visibilité et la possibilité d’habiller sa page aux couleurs de la collectivité.


"L’écriture vidéo" doit enfin nécessairement être professionnalisée. Certes, désormais n’importe qui peu filmer n’importe quoi avec une caméra DV. Mais cela n’en fait pas pour autant des contenus pertinents pour les internautes ! Bref, le vrai challenge pour les régions est d’apprendre à produire d es contenus audiovisuels de qualité en interne ou en externe. 

 

5 / Songez sérieusement à l’Internet mobile

 

application-iPhone-iRhoneAlpes-CRT-Rhone-Alpes.jpgLes études montrant que l’Internet mobile va dans un avenir proche dépasser l’internet "fixe" se multiplient. Sur les réseaux sociaux déjà, le mode d’accès en mobilité tend à rattraper le mode de connexion fixe. Dès lors, il n’y a plus à hésiter ! Et si les services mobiles ne sont pas (encore) une nécessité absolue en 2010, profitez-en pour innover et défricher le terrain, en menant ou une deux expérimentations pilotes : il vous reste encore un peu de temps pour tâtonner. Dans deux ou trois ans, il sera trop tard.


Alors concrètement, que faire ? Proposer une version mobile du site de la région présente t-il un intérêt ? Pas sûr… En revanche, réfléchir à des services mobiles à valeur ajoutés pour les habitants, cela peut faire sens. A Issy-les-Moulineaux par exemple, on peut déjà payer son parking ou trouver une place disponible depuis son Iphone ; demain on pourra accéder aux services publics de la ville depuis une application de réalité augmentée. A chacun de "brainstormer" sur la manière dont on pourrait également valoriser le catalogue de formation, en proposant aux jeunes des services d’orientation ou d’inscription à des formations. Encore une fois, avant de voir grand, l’essentiel est de mettre les mains dans le cambouis : passer à l’action sous la forme d’un service mobile en version « Beta », une expérimentation … pour voir comment cela passe et se passe (tant en interne que vis à vis des publics cibles). 

 

6 / Téléservices : il est temps de s’y mettre ! 

 

On entend parler d’e-administration depuis plus d’une douzaine d’années maintenant, mais la pauvreté des téléservices sur les portails de régions est désolante. Certes, les compétences des régions ne sont pas celles des communes et il n’est donc pas aussi simple de proposer des téléservices de vie quotidienne. Mais elles ont les moyens de faire mieux que la majorité des municipalités n’ayant  guère dépassé le stade du formulaire d’Etat civil !

Bref, beaucoup reste à faire alors que toutes les études l’ont montré : c’est bien, depuis quelques années, la première demande des internautes ! Comment avancer ? Une piste opérationnelle consisterait à prendre l’engagement à ce que, d’ici a fin de la mandature (2014), l’ensemble des démarches et relations avec l’administration régionale soit dématérialisé. C’est à dire susceptible d’être mené tout aussi bien "offline" (au guichet) qu’ "online" (sur le site). Certes, il s’agit d’un engagement ambitieux mais connaissez vous un seul exécutif régional l’ayant déjà inscrit dans son plan d’action?

 

7 / Passez à la plate-forme de blogs et osez un réseau social régional !


http://territoiresetmoi.files.wordpress.com/2009/11/auwwwergne.jpgC’est le choix ambitieux (et payant !) qu’a fait la région Auvergne en lançant en mars 2009 le premier média social régional : "L’Auwwwergne". Ce "mash-up" à la sauce de 2.0 est une plate-forme de blogs de type Over-Blog, adossée à un réseau social de type Facebook, lancée à l’occasion d’un buzz sur les politiques numériques, et qui a désormais vocation à devenir un lieu d’expression et de créativité pérenne des citoyens. Tout l’inverse d’un lieu de propagande.


http://lh5.ggpht.com/_e5u3ixpV8iA/SiERzWsafVI/AAAAAAAABY4/Yc5x0ylNJUY/respirando-cg43.jpgLe véritable enjeu de cette nouvelle (r)évolution ? Passer du site vertical de la région à une plate-forme de blogs, passer du site "centré sur la collectivité" au site "centré utilisateur". L’idée n’est plus pour la région d’alimenter son média mais d’offrir aux citoyens des espaces d’expressions et de mettre en place un réseau. L’enjeu est, pour les services de communication, de passer d’un service de rédacteur organisé dans la verticalité à un service d’hébergeur, d’éditeur, de co-rédacteur, organisé dans la médiation et la collaboration. Nul doute que ce mode collaboratif décloisonne et humanise ainsi les institutions. 

 

8 / Elaborez un cadre de gouvernance & déconcentrez la gestion des contenus

 

Si on ne peut reprocher aux régions de confier l’animation éditoriale de leur site web à la direction de la communication, il faut cependant désormais avancer dans l’élaboration d’un cadre de gouvernance plus large associant notamment la DSI en tant que maitrise d’œuvre et l’ensemble des directions métiers.

La mise à jour des contenus ne peut relever que de la seule direction de la communication. Le principe de subsidiarité doit être mis en place et la gestion des rubriques déconcentrée (je n’ai pas dis décentralisée !) dans les directions. La direction de la communication pourra ainsi se concentrer sur l’essentiel pour elle : l’animation éditoriale. Les autres directions quant à elles, seront mieux associées et responsabilisées dans le développement des contenus et services sur les rubriques qui dépendent de leur périmètre. 

 

9 / Ne passez au Web 2.0 que….  


  • Si vous êtes prêt à accepter la nouvelle donne conversationnelle du web social.

 

 

Image-4.png

Concrètement, cela signifie qu’il vous faut accepter de jouer le jeu d’une communication beaucoup plus horizontale (cesser le push d’infos top>>down) et prendre le temps d’écouter et de dialoguer avec les internautes.

L’animation d’une Fan page d’une région ne peut plus se résumer à la publication des infos intéressant le conseil régional. Il faut accepter un principe de co construction avec la communauté des internautes de la région. 


  • Si vous êtes disposé à vous y investir de manière pérenne.

 

La présence sur les médias sociaux ne peut s’envisager comme une action ponctuelle, évènementielle. Les internautes ne comprendraient en effet pas pourquoi vous disparaitriez aussi rapidement que vous êtes arrivé laissant en plan les internautes qui ont choisi de vous suivre (sur Facebook ou sur Twitter par ex). D’ailleurs, d’un simple point de vue stratégique, à quoi bon rassembler une communauté d’internaute autour d’une Fan page pour les abandonner au lendemain de l’événement ?!


Image-6.png Surtout, il faut comprendre que la constitution d’une communauté d’internautes autour d’une Fan page sur FB ou d’un compte sur Twitter va prendre du temps et de l’énergie ! à l’heure actuelle, sur FB, près de 80% des « Fan Pages » existantes ne dépassent pas les 1000 « fans ». Le travail de recrutement est donc une entreprise de longue haleine incompatible avec une démarche strictement évènementielle. Seule une présence pérenne synonyme d’investissement durable permettra aux régions de construire progressivement et sur la durée, une communauté d’internautes. 

 

 

  • Si vous êtes prêt à y dédier des moyens humains raisonnables.  

 

Le mot qui « buzz » en ce moment dans les DRH est celui de « Community Manager ». Nouvelle fonction en passe de se professionnaliser même si aucune formation n’existe, c’est en effet au travers de ce poste à cheval entre porte parole et porte voix que va se structurer la présence d’une région sur les médias sociaux. Croire que vous pourrez tout faire à effectif constant est un leurre. Par ailleurs, les compétences d’un bon manageur de communauté ne se trouveront pas chez un stagiaire de la génération Facebook. Maintenant à vous de voir, vous êtes prévenu ! 

 

 

10 / Prenez soin de promouvoir votre dispositif web

 

Une fois une information publiée sur le site de la région, le travail n’est pas terminé ; il ne fait même que commencer ! A quoi bon faire si vous ne prenez pas soin de faire savoir ?! Or les sites de régions regorgent de contenus riches mais dont on ignore l’existence… Il est désormais important que les régions prennent soin de promouvoir leur portail et leurs contenus. La première façon est de veiller à la qualité du référencement naturel (SEO). Un suivi détaillé de l’audience, rubrique par rubrique va ensuite vous permettre de vous faire une idée de la consultation des pages.

 

Image-7.png


En tout état de cause, le travail du responsable éditorial d’un site de région ne doit donc pas s’arrêter à l’étape de la publication, il doit également être en charge de la promotion des contenus et du portail lui même. Faire du portail de la région une marque à part entière dans le dispositif de communication de la région est une piste à creuser.


Offline, il reste beaucoup à faire pour promouvoir l’adresse du site qui la plupart du temps est encore absente du référentiel graphique des régions (je veux bien être contredis !). Bref, qu’il s’agisse du papier à en tête, des cartes de visites, des affiches, du matériel, du mobilier urbain, des véhicules, etc. il y a moyen de promouvoir l’adresse du portail régional.

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Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 09:50
par Josué Lassource

A l’occasion de la semaine nationale de lutte contre le cancer -8 mars au 14 mars- la Ligue contre le cancer entre en campagne avec la volonté affichée de fédérer.


Logo LIGUE
La Ligue sonne le rassemblement en constituant son équipe de France… de volontaires. Le message est clair : « rejoignez nous ! ». La volonté de rappeler que le cancer est un problème de société l’est tout autant.

Orchestré par l’agence Magic Garden, le concept s’inspire de l’univers sportif et va jusqu'à s’en attribuer le style vestimentaire et les codes linguistiques. En ligne de mire, la mobilisation du plus grand nombre contre la première cause de mortalité en France.

Le choix de l'analogie sportive ...

Sans-titre1.png Le sport cristallise, théâtralise et valorise des valeurs contemporaines : la solidarité, l’effort, le travail d’équipe, la répartition des tâches, la planification, la saine émulation. Autant de valeurs fondamentales qui parlent à tous.

Le sport, c’est aussi l’appartenance à un groupe, à un corps tendu vers un but, dans le cas présent celui de lutter contre la maladie. S’il n’est pas transcendant ou totalement innovant, le choix de l’analogie sportive est cohérent et porteur de sens. Le message passe, et c’est bien là l’essentiel.

Une stratégie de moyens bien ficelée… mais pas très innovante.


Sans titre2 Comme il est de bon ton, l’opération réunit en tête de gondole pour une « photo de famille » des bénévoles, des inconnus et quelques « personnalités » (les chanteurs Grégoire et Nâdiya, Christophe Pinna et le navigateur Nicolas Charmet). Tous porteurs d’un maillot aux couleurs de la ligue et visible en presse, affichage et Cart’com.

A ceci s’ajoute un site internet dédié qui invite les internautes à proposer et à relever des défis contre la maladie ou encore à acheter le maillot de l’équipe.

Le dispositif est complété par une couverture radio (RTL, Europe 1 et Nostalgie) et par une action « street » place de la Bastille à Paris, incluant le déploiement d’un maillot géant (classique dans les stades) et des animations sportives.

Il est toutefois regrettable que le site ne permette pas plus d’interactions entre les internautes et la Ligue. Une réflexion plus « web 2.0 » n’aurait pu qu’enrichir l’expérience des internautes et, par ce biais, favoriser l’adhésion. Or, l’implication et le dialogue sont la clé d’une communication efficace, particulièrement lorsque l’on sollicite un engagement, la cause fut-elle juste. Le risque est que ce site, qui devrait ouvrir une nouvelle page de dialogue, n’apparaisse comme un gadget rapidement obsolète.
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /Fév /2010 11:38

par Luc Bernard

L'Auvergne, avec ses Disparus de l'Auwwwergne et son Auwwwergne de la tentation, aurait-elle donné quelques idées à ses petits camarades territoriaux ? Le moins que l'on puisse dire, c'est que le Conseil général de la Haute-Loire s'est quelque peu inspiré du côté "décalé" de la campagne auwwwergnate pour lancer sur la toile son propre Buzz, Respirando. Alors concrètement, Respirando, c'est quoi?

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Plus qu'une marque touristique, c'est un véritable état d'esprit qui a vu le jour en 2008 en Haute-Loire. Crée par le Conseil Général du "43", Respirando est sensé apporter un esprit de convivialité et d'accueil au sein du territoire, afin de promouvoir les activités touristiques et de pleine nature du département. Pour "buzzer" cette "marque", le département a donc lancé le 29 janvier 2010 sa nouvelle plateforme web d'interaction.

Le grand classique du web 2.0 est là

Il aura fallu un peu plus d'un an entre le lancement de "l'opération" Respirando et le lancement de ce site à la sauce 2.0. Création de profil, échanges de commentaires, idées de sorties, coins propices aux balades, tout le grand classique du Web 2.0 est présent sur ce réseau social Haut-Loirin. Parallèlement, ceux ne sont pas moins de 830 fans qui sont réunis sur la page Facebook Respirando.

RespirandoCette plateforme, destinée à créer et alimenter le buzz, s'articule autour d'une série de cinq vidéos à l'esprit très décalé. À raison d'une publication tous les vendredis, toutes les vidéos sont maintenant en ligne. Femme à cheval en pleine ville, homme quittant son travail pour aller randonner, étudiants faisant du canoë-kayak en plein cours, ces vidéos d'individus qui "pètent les plombs" mettent en valeur le grand bol d'air que peut apporter "la tribu".
Pour couronner le tout, ces vidéos mettent la lumière sur ces sports de pleine  nature (Canoë, cheval, randonnée...) que le département veut promouvoir.

Trop d'amateurisme ...

D'un point de vue graphique, le site est "frais", coloré et bien fait. Au niveau des audiences, le buzz semble avoir eu son effet. Près de 5500 vues pour la première vidéo (Youtube et Dailymotion). Plus de 3000 pour la deuxième. Mais la volonté de faire de ces séquences des vidéos amateurs a peut-être été poussé trop à l'extrême. Les mouvements  incessants du caméra-man et la mauvaise qualité de la caméra rendent la vidéo du prêtre à vélo presque pénible à regarder.

De plus, il apparaît presque un manque de naturel chez certains acteurs. Si quelqu'un se met à marcher sur votre bureau? Vous le regarderiez vraiment en rigolant?

En attendant, amateurisme ou pas, le mouvement Respirando est bien en marche. Prochain rendez vous, le Respirando du Printemps en mars prochain.

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Dirigé par Pierre-Marie Vidal, Acteurs publics est le premier mensuel qui décrypte, commente et analyse la vie publique. Chaque mois, on retrouve dans cette publication du groupe Profession politique des interviews, des enquêtes, des décryptages et des dossiers de fond ainsi qu'une large place accordée à la "modernisation de l'Etat".

adverbia




Fondée en 2005 et dirigée par Franck Confino, l'agence adverbia accompagne les acteurs publics et territoriaux dans leurs projets de communication. Son coeur de métier : audit, conseil, presse territoriale, production de contenus (rédactionnels, graphiques, vidéo, web et multimédia), lancement de nouveaux supports ou encore stratégies de communication innovantes.

aitL'association des Internautes Territoriaux, fondée en 1998, souhaite rassembler les acteurs des collectivités locales sur Internet, afin de mettre en commun leur expérience, partager leurs réflexions et promouvoir les nouvelles pratiques administratives par voie électronique.

cap'com





Depuis 1988, Cap'Com est au service des acteurs de la communication publique et territoriale. A la fois réseau d'échanges, organisme de formation et organisateur d'un événement fédérateur – son incontournable Forum annuel - Cap'Com est piloté par Dominique Mégard, sa déléguée générale, gérante et fondatrice, ainsi qu'une trentaine de professionnels réunis en comité.

Communication Publique



Association des responsables de communication des institutions publiques, Communication Publique est un cercle d’échange d’expériences entre praticiens. Ceux-ci confrontent leurs méthodes de travail, savoir-faire et idées, afin de développer la qualité des communications internes et externes des institutions publiques. Ils proposent des démarches novatrices et entendent dynamiser l’image de la communication institutionnelle publique.

Cultivez vos territoires




Organisée par l'agence Territoires Publics,
« Cultivez vos Territoires » est une journée innovante de formations, de rencontres et d’échanges entre les acteurs culturels des territoires. C’est également un concours destiné aux collectivités pour valoriser leurs projets culturels contribuant au développement de la vie locale.

échosddContribuer à promouvoir le développement durable en recueillant les voix des personnes impliquées dans des projets actifs de protection de l’environnement, de défense des droits de l’homme, de commerce équitable et de micro-finance : tel est l'objectif de cette association fondée par Sarah et Christophe, deux jeunes Nancéens partis faire le tour d'Asie à vélo pendant deux ans.

EUROPA 21






Web radio du développement durable, diffusée en streaming et podcasts, dirigée par Dominique Valck et lancée à l'occasion du Cap'Com 2007, Europa 21 s'adresse aux acteurs des territoires : entreprises, collectivités, citoyens… On y retrouve également le périple d'Echos DD, avec la chronique des voix du développement durable en Asie.

Forum pour la gestion des villesFondé il y a 25 ans par Alain Richard et André Santini, le Forum pour la Gestion des Villes et des Collectivités Territoriales est une association Loi 1901 indépendante et pluraliste qui promeut l’échange entre les acteurs des territoires. Tout en proposant des formations pointues, le Forum organise de nombreux événements et possède son propre Observatoire des Finances Locales.

Google Actualités





Google Actualités est un site d'actualités généré par ordinateur qui recueille les grands titres provenant de plus de 500 sources d'actualités en langue française dans le monde entier, regroupe les articles par thème et les affiche en fonction des intérêts de chaque utilisateur.

ID Communes







Crée dès 1999 pour répondre aux besoins spécifiques et croissants de l'ensemble des acteurs du territoire, IDcommunes est une agence de communication dirigée par Christian de La Guéronnière. Elle concentre son savoir-faire et son expertise au service de l’action publique.

La lettre du cadre territorial

Avec 120 000 lecteurs, ce bimensuel, publié par les éditions Territorial, est l'une des publications incontournables du secteur public territorial. Son lectorat se compose essentiellement de cadres A et B de la filière administrative, tous métiers et toutes collectivités confondus. La lettreducadre.fr décrypte l'actualité, souvent austère et complexe, des collectivités en adoptant un ton à la fois professionnel et impertinent.

mbao.net



Peur de la manipulation ou de l’incompréhension ? Que vous soyez responsables de cabinets d’élus ou des services de communication des collectivités territoriales, le mécano de la communication territoriale vous donnera quelques bons tuyaux pour organiser votre politique de communication.

Monde public



Blog lancé par les éditions Weka en mars 2008, Monde public caresse de grandes ambitions. Son directeur de la rédaction, Arnaud Dumourier, espère ainsi traiter, sur un mode participatif, de l'actualité du « monde » public, dans toutes ses dimensions : action sociale, communication, culture, marchés publics, santé publique, ressources humaines, urbanisme…

Meilleurs Voeux des Territoires







Concept original de l'agence Territoires Publics proposé sous la forme d’un concours, Meilleurs vœux des territoires s'est imposé en quelques années comme l'observatoire des cartes de vœux territoriales en récompensant les meilleures créations des collectivités locales.

P com' Publique



Ce portail de Cap'Com dédié aux professionnels de la communication publique et territoriale propose une actualité pertinente, des "humeurs", de nombreuses ressources documentaires (en accès payant, sauf pour "la ressource du mois") ainsi qu'un espace emploi.

Profession Politique



Journal professionnel de la classe politique au quotidien – et, chaque semaine, avec son célèbre « Bleu » – Profession Politique, dirigé par Pierre-Marie Vidal, propose également la plus importante base de données (en ligne et en édition papier) des collectivités territoriales et institutions publiques.

Rpublic.tvChaîne publique sur Internet fondée en juin 2007 entièrement dédiée à la médiation entre les décideurs publics et privés, Rpublic.tv s’adresse aux acteurs des institutions publiques aussi bien locales que régionales ou nationales. Nouveau concept de télévision conçu par son directeur Marc Delescluse, Rpublic.tv est conçue comme un carrefour d’échange entre entreprises, administrations et associations mais aussi à destination des citoyens.

Territoires publics



Dirigée par Frédéric Duval, Territoires Publics est non seulement une agence de conseil en relations publiques pour les entreprises mais également une agence organisatrice d’événementiel avec Meilleurs Voeux des Territoires et Cultivez vos territoires.

territorial éditions

Maison d’éditions et de presse destinée aux collectivités territoriales dirigée par Philippe Duret, les éditions Territorial appartiennent au groupe du même nom, qui édite, entre autres, La Lettre du Cadre, les Fiches pratiques ou encore les classeurs du Dircom. A travers différentes collections (Dossiers d'experts, Essentiels sur, Trajectoires, ou encore E-book), toutes les problématiques des collectivités sont traitées.

Villes internet

L'association Villes-Internet a été fondée par Florence Durand-Tornare en 1998. elle a pour objectif de "coordonner le développement et l'animation d'un réseau des acteurs de l'Internet citoyen, et tout particulièrement des collectivités territoriales". Avec 1102 collectivités membres, elle délivre chaque année un label permettant d'évaluer la qualité des sites Internet des collectivités et, plus globalement, de jauger la place accordée par la municipalité au numérique.



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