par Romain Santiago
Les derniers livres de Marc Levy ou Maxime Chattam vous ennuient ? Vous souhaitez en savoir plus sur les
spécificités de la communication intercommunale ? Blog-territorial a sélectionné
l’ouvrage qu’il vous faut emporter sur la plage cet été...
Sorti chez Territorial éditions, Construire la communication intercommunale, Méthodes et pratiques offre un éclairage complet sur la communication des communautés urbaines, d’agglomérations, de communes
et autres syndicats d’agglomération nouvelle. Comment traiter la stratégie de communication d’une interco’ en comparaison à celle d’une ville ou d’un département ? Comment peut-on valoriser ses
compétences et lui créer une identité propre ? Responsables ou chargés de communication, membres de cabinets, étudiants destinés à le devenir, tous ont déjà dû s’interroger sur le sujet.
Les intercommunalités voient leur rôle et leur pouvoir s’agrandir progressivement. La loi à venir sur les collectivités
territoriales devrait d’ailleurs renforcer cette progression. Véritable boîte à outils pour professionnel du secteur, Construire la communication intercommunale arrive à présenter synthétiquement l’ensemble des outils et moyens à disposition du communicant tout en insistant sur les
contraintes que peuvent connaître ces institutions. Comment sont-elles présentées dans l'ouvrage ?
- Le manque d’affirmation d’une identité spécifique à l’EPCI (Ndlr :
Établissement public de coopération intercommunale). Pour exemple, beaucoup de communautés d’agglomération se contentent d’avoir comme nom "ville principale de l’EPCI + le mot agglomération" et
les appellations sont rarement issues d’une concertation citoyenne.
-
Le besoin de pallier au déficit budgétaire que peuvent avoir ces organismes. Marc Thébault,
l’auteur, invite notamment à faire relayer les actions de communication de l’EPCI par les communes la composant et de créer un partenariat avec la presse locale lorsque c’est
possible.
- Sous leur forme moderne, les intercommunalités restent relativement récentes. Elles ont donc un double déficit : un manque de fonctionnement communicationnel en interne et une nécessité d’informer sur ses compétences.
- La vision technocratique des citoyens envers l’EPCI, à l’instar de l’Union européenne. Cette vision est d’autant plus néfaste que ses représentants rendent des comptes auprès des citoyens par le biais de leur mandat municipal. L’une des manières aidant à y remédier est théoriquement simple mais toujours délicate en pratique : la concertation des citoyens.
Pour nous en dire plus sur son ouvrage et sur la problématique de la
communication intercommunale, son auteur, Marc Thébault, directeur de la communication de la communauté
d’agglomération Caen la mer, a accepté de répondre aux questions de blog-territorial.
blog-territorial (BT). Votre ouvrage revient fréquemment sur les relations entre intercommunalités et communes. Croyez-vous, comme l’évoque une étude datant de 2008 et présente dans votre livre, que les communicants intercommunaux sont "plus fair-play que leurs confrères des communes" ?
Marc Thébault. Sans faire de généralités, on a l'impression que
les interco' cherchent à valoriser les territoires donc les communes et que, a contrario, les municipalités cherchent à recentrer sur elles un certain nombre d'actions et font l'impasse sur des
informations intercommunales. Quant à elle, l'intercommunalité s'est logiquement donnée pour habitude de renvoyer aux villes les informations qui les concernaient.
BT. Par quels moyens peut-on établir un rapport gagnant/gagnant entre ces deux institutions publiques ?
Marc Thébault. Il n'y a pas de recette miracle parce que c'est aussi une affaire d'hommes. Une des idées serait de montrer que l'intercommunalité est d'abord dirigée par des personnes ayant un vécu communal et qu'elle ne peut pas s'autosaisir de projets qu'elle réglerait elle-même. Ce sont des élus municipaux qui lui demandent initialement de traiter une question plutôt qu'une autre. On critique l'intercommunalité en affirmant que c'est une technostructure, coupée du réel, du terrain ; il n'y a rien de plus faux : elle n'est que l'émanation de la volonté des communes.
BT. Vous évoquez la difficulté pour les EPCI de faire connaître leurs compétences. Quels moyens avez-vous mis en place à Caen la mer
pour pallier à ce déficit ?
Marc Thébault. Notre communication s'effectue de deux manières
différentes : par la création de nos propres moyens et par l'utilisation d'outils existants des municipalités. Pour ce qui est mis en place par Caen la mer, cela va de la signalétique des bâtiments devenus intercommunaux et de toute leur papeterie à une action à long terme telle que le relais des informations par le magazine
des communes. Elles peuvent relayer des informations qui les concernent ou, lorsqu'il ne se passe rien sur son territoire, informer sur les services et actions de l'intercommunalité.
BT. Dans votre livre, vous citez notamment les campagnes Invest in Reims et I love Nancy. Quelles sont pour vous les campagnes de communication intercommunale les plus abouties ?
Marc Thébault. C'est toujours difficile à évaluer car on n'est
pas forcement la cible visée par ces campagnes, notre avis n'est donc pas le plus pertinent. Celles que l'on peut définir comme étant les plus abouties relèvent plus du marketing territorial que
de la communication institutionnelle classique. Pour moi, il n'y a pas vraiment photo, l'une des campagnes les plus abouties, c'est OnlyLyon. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas uniquement une campagne de communication et qu'elle est accompagnée d'actions de terrain, elle s'inscrit dans le temps. Juste
derrière, Invest in
Reims, qui est plutôt dans le développement économique, est une campagne véritablement intelligente.
Elle s'est notamment donné des objectifs quantitatifs et peut donc évaluer ses résultats grâce à un tableau de bord assez précis.


4 questions à


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Contribuer à promouvoir le développement durable en recueillant les voix des personnes impliquées dans des projets actifs de protection de l’environnement, de défense des droits de
l’homme, de commerce équitable et de micro-finance : tel est l'objectif de cette association fondée par Sarah et Christophe, deux jeunes Nancéens partis faire le tour d'Asie à vélo pendant deux
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