Les #archives de blog-territorial : la communication publique territoriale en partage
par Delphine Gay
Sébastien Bailly, créateur et blogmestre du Rouennais, nous a accordé un peu de son temps pour jouer au jeu des questions/réponses et nous présenter son blog… qui a reçu la mention spéciale du jury du premier Prix du blog citoyen, le 1er juin dernier à Alençon.
Sébastien Bailly, pouvez-vous nous expliquer, en quelques lignes, votre parcours ?
En quelques lignes : douze ans de journalisme, cinq ans dans la communication, et aujourd'hui, un peu de tout, et notamment beaucoup de formations à la communication en ligne, soit en direct, soit via des écoles de journalismes, comme l'Ecole supérieure de journalisme de Lille, ou le Centre de Formation et de Perfectionnement des Journalistes de Paris. Je tiens aussi des blogs professionnels, comme celui de Kidigom. Et je suis ouvert à toute proposition dans ces domaines...
Quelles ont été vos « expériences » de blogs avant de créer Le Rouennais ?
Je blogue depuis deux ans. A titre personnel, en fait semi-professionnel, d'abord, sur bailly.blog.com. C'est, en quelque sorte, ma « vitrine ». Je participe depuis 18 mois environ à La Feuille sur l'actualité de l'édition et de l'édition électronique. J'avais eu la responsabilité de quelques sites auparavant, et participé à de nombreux autres, dans un cadre professionnel, à la première version du site web du Forum des Halles à Paris, des Quatre Temps à la Défense, ou à Fnac.com.
J'ai aussi eu l'idée et la responsabilité de ce qui est considéré par beaucoup comme le premier blog officiel d'une commune en France : canteleu.info, qui n'est malheureusement plus ouverts aux commentaires aujourd'hui. En fait, je baigne dans Internet depuis 1995.
Comment est venue l'idée de créer Le Rouennais ?
Il y a un an, les blogs locaux n'étaient pas si nombreux. Je voyais ce qui se faisait à Puteaux, ou à Roman sur Isère. J'ai vite été persuadé que cela se développerait partout, qu'il y avait des choses à dire, des choses à inventer, à découvrir. Je savais que je saurais le faire. Et, Rouen étant ma ville, celle où j'ai grandi, celle où j'ai le plus habité, cela est venu assez naturellement. En fait, j'avais envie d'essayer, de voir ce que cela pourrait donner.
Quelle est la ligne éditoriale, la « philosophie » de ce blog ?
L'idée, c'est d'offrir un espace de discussion, un lieu de débat et d'échange. Je couvre l'actualité locale, et les gens réagissent. Les colonnes sont ouvertes à toutes les opinions. Le Rouennais parle des grands projets sur la ville, de politique, de culture, de sport, d'histoire... De tout ce qui fait Rouen. Il s'agit de donner à voir et de donner à parler.
Quelle est sont audience ?
Le Rouennais dépasse aujourd'hui les 400 visiteurs uniques par jour. L'audience est en constante augmentation, de 20 à 30 % par mois. Le site existe depuis novembre 2005. Il y a eu des périodes de moins forte augmentation, difficile de dire à quelle vitesse cela va continuer à évoluer.
Certains blogueurs préfèrent éviter les bandeaux publicitaires et d'autres n'y voient pas d'inconvénient. Vous semblez faire partie de la seconde catégorie : ne trouvez-vous pas que ces bandeaux « dénaturent » l'esprit blog ?
L'esprit blog ? C'est la discussion, l'échange. La publicité n'empêche pas ça. Les bandeaux publicitaires me payent tout juste l'hébergement du site aujourd'hui. Ca ne me paraît pas immoral. Je donne près de deux heures par jour à ce projet.
Avez-vous de nouvelles idées (que vous voudriez mettre bientôt en pratique) pour développer ce blog ?
Oui, les idées ne manquent pas. Déjà, au fil du temps, le nombre de rédacteurs s'étoffe. Il pourrait y en avoir encore plus dans les mois qui viennent. Et puis, j'ai préparé une surprise pour mes lecteurs à l'occasion du premier anniversaire du Rouennais. Ca se passera les 7, 8 et 9 novembre 2006. Mais je n'en dis pas plus pour l'instant. C'est une surprise.
Rouen fait campagne pour le blog